Tout n’est peut-être pas perdu
Poème de René Arcos
Article mis en ligne le 21 décembre 2015
dernière modification le 20 décembre 2015

par K.S.
logo imprimer

Tout n’est peut-être pas perdu
Puisqu’il nous reste au fond de l’être
Plus de richesses et de gloire
Qu’aucun vainqueur n’en peut atteindre ;

Plus de tendresse au fond du cœur
Que tous les canons ne peuvent de haine
Et plus d’allégresse pour l’ascension
Que le plus haut pic n’en pourra lasser

Peut-être que rien n’est perdu
Puisqu’il nous reste ce regard
Qui contemple au-delà du siècle
L’image d’un autre univers.

Rien n’est perdu puisqu’il suffit
Qu’un seul de nous dans la tourmente
Reste pareil à ce qu’il fut
Pour sauver tout l’espoir du monde.

Le Sang des autres, 1919. Illustré par huit gravures hors-texte de Frans Masereel.


Dans la même rubrique

0 | 5

La Visite
le 17 décembre 2017
par K.S.
La Ballade des gens qui sont nés quelque part
le 17 décembre 2017
par K.S.
Un poème de Jacques Prévert
le 2 décembre 2017
par K.S.
Les loups noirs (poème)
le 31 juillet 2017
par K.S.
Étranges étrangers
le 1er mai 2017
par K.S.
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL 4.0.84