Tout n’est peut-être pas perdu

Poème de René Arcos
lundi 21 décembre 2015
par  K.S.
popularité : 5%

Tout n’est peut-être pas perdu
Puisqu’il nous reste au fond de l’être
Plus de richesses et de gloire
Qu’aucun vainqueur n’en peut atteindre ;

Plus de tendresse au fond du cœur
Que tous les canons ne peuvent de haine
Et plus d’allégresse pour l’ascension
Que le plus haut pic n’en pourra lasser

Peut-être que rien n’est perdu
Puisqu’il nous reste ce regard
Qui contemple au-delà du siècle
L’image d’un autre univers.

Rien n’est perdu puisqu’il suffit
Qu’un seul de nous dans la tourmente
Reste pareil à ce qu’il fut
Pour sauver tout l’espoir du monde.

Le Sang des autres, 1919. Illustré par huit gravures hors-texte de Frans Masereel.


Brèves

27 novembre 2008 - Les amis de Georges

Dans le numéro 106 (novembre-décembre 2008) de la revue "Les amis de Georges" , on trouve (...)