Sur le site anarchisme & Non-violence 2 :
Derrière la fumée des kalachnikov Une révolution non-violente en Syrie ?

par K.S.

Le site anarchisme & Non-violence 2 aborde un aspect rarement évoqué par les médias :

« Y a-t-il une révolution en Syrie ? A la lecture des articles que nous avons rassemblés ici il est difficile de le nier. Est-elle non-violente ? Il semble bien que tous les ingrédients nécessaires pour en parler sont réunis. Le premier d’entre eux est le silence des médias à ce propos. C’est pour cela que nous, non-violents - anarchistes ou pas - avons décidé des parcourir la toile et de rassembler ce qui pouvait l’être. Il est très à la mode dans certains milieux de porter aux nues les combattantes kurdes qui fusil à la main affrontent tant les forces turques que les bourreaux de Daech. Pour notre part nous ne connaissons que trop bien le prix à payer pour pouvoir utiliser des armes, pendant l’affrontement et surtout après. » (Introduction publiée le 7 avril 2016 sur http://anarchismenonviolence2.org/s...).

De nombreux articles et documents sont proposés sur ce thème, dont un en français (les autres pourront intéresser les anglophones) : « La base sociale de l’opposition civile syrienne » signé Leila Shrooms et traduit en français pour Avanti4.be par Sylvia Nerina.

Extrait :

« Cet article essaiera de présenter certaines des nombreuses initiatives de résistance civile qui se déroulent sur le terrain et de montrer les efforts déployés par les révolutionnaires pour l’auto-organisation. Il n’est en aucun cas exhaustif. Il se concentre sur les initiatives qui ne sont pas liées à un parti politique ou à des groupements religieux [1]. Il faut se rappeler que, avant mars 2011, la Syrie n’avait pas de société civile fonctionnelle puisque les droits de liberté d’expression, de réunion et d’association y étaient très limités, avec de graves conséquences pour ceux qui ne s’y conformaient pas [2].

Quelle est la base sociale de l’opposition civile ? Le noyau de celle-ci est la jeunesse - principalement les jeunes travailleurs et ceux issus des classes moyennes - au sein de laquelle les femmes et les divers groupes ethniques et religieux jouent un rôle actif. Beaucoup de ces militants restent en dehors des affiliations idéologiques et politiques traditionnelles mais sont motivés par des aspirations de liberté, de dignité, de justice sociale et pour les droits humains fondamentaux. »

Voir l’article complet et sa présentation sur http://anarchismenonviolence2.org/s....