" Ne pas sacrifier la laïcité sur l’autel du terrorisme "
Article mis en ligne le 15 août 2016
dernière modification le 14 août 2016

par K.S.
logo imprimer

Sur le site de l’UFAL [1] cet article d’Eddy Khaldi daté du 1 août 2016 :

« Après les divers attentats de par le monde et sur le sol français, en particulier, on ne peut sacrifier la laïcité des institutions pour la légitime émotion sur l’autel du terrorisme. On ne peut abandonner nos principes constitutionnels pour un retour à une logique concordataire. L’État ne saurait imposer à tous les citoyens un œcuménisme réducteur et trompeur autour de la "Conférence des responsables de cultes en France". La vie politique et civile de tous les citoyens ne peut se réduire à la seule appartenance présupposée à six religions. Sur 66 millions d’habitants, on compte moins de 4 millions de pratiquants réguliers toutes religions confondues. Près de la moitié de la population se déclare sans religion. On ne saurait, sauf à exclure ou communautariser, enfermer la diversité des citoyens dans ce seul domaine religieux.

Dans cette dérive politique construite à partir des religions, l’émergence de la question de l’Islam conduit à la tentation de consentir des assouplissements sous formes "d’accommodements raisonnables" à nos principes pour remettre en cause non seulement la lettre mais aussi l’esprit de la loi du 9 décembre 1905. Les religions plus anciennement établies en France, en perte de vitesse, n’attendent que ces concessions faites à l’Islam pour entériner ou réformer leur rapport à l’État laïque dans une reconnaissance institutionnelle qui préfigure un remariage concordataire.

C’est l’occasion inespérée de revenir à la situation antérieure à la loi de séparation des Églises et de l’État en conviant l’Islam à ces épousailles entre politique et religion ? Une telle idée conduirait à rétablir un ordre social ancien élaboré autour de quelques "cultes reconnus" où le citoyen serait assigné à résidence dans "son" origine, "sa" culture et affecté implicitement à une religion pour mieux lui être soumis. Un retour à l’ordre moral tel que l’entendait Adolphe Thiers, pour lequel "un curé valait cinquante gendarmes" ».

Suite sur http://www.ufal.org/laicite/ne-pas-....

Notes :

[1Union des Familles laïques


Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL 4.0.84