Marcel Voisin (1892-1981)

lundi 6 février 2017
par  K.S.
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Cette biographie est directement et intégralement empruntée au site Ephéméride anarchiste. Marcel Voisin, de par sa prise de conscience et ses convictions de libertaire, pacifiste et penseur libre a donc toute sa place dans cette rubrique. Merci à Ephéméride anarchiste pour son beau travail (http://www.ephemanar.net/).

Le 31 janvier 1981, mort de Marcel VOISIN.
Anarchiste et pacifiste, collaborateur de l’école libertaire "La Ruche".
Il est né à Tours (Indre-et-Loire) en 1892. Il aura une enfance sans affection, il est d’abord placé chez des nourrices à Vouvray, puis mis dans une Maison d’Apprentissage tenu par des religieux, dont il sortira peintre en voiture. Devenu membre de "l’Union des Travailleurs du Tour de France" il part sur les routes de France pour se former. A Bayonne en novembre 1910, il assiste à une conférence de Sébastien Faure. Mais c’est véritablement à Paris, où il arrive en 1911, qu’il découvre le syndicalisme et l’anarchisme.

Il fréquente l’Université Populaire du Fbg St-Antoine, puis devient secrétaire du groupe néo-malthusien du 17ème. Il entre en relation avec les figures marquantes du mouvement, Sébastien Faure, Louis Lecoin, May Picqueray, mais aussi des chansonniers comme Gaston Couté. En 1912 venu à l’école libertaire "La Ruche" à Rambouillet, pour y repeindre l’omnibus de Sébastien Faure, il décide d’y rester en tant que surveillant, en fait d’homme à tout faire. Cordial et dévoué, il s’occupe des enfants en dehors des heures de cours, de leur réveil à leur coucher. Surnommé "Mazurka" par les enfants, en raison de ses talents de danseur, il dispense également des leçons de dessin et d’écriture et s’occupe de faire répéter la chorale en l’absence de Sébastien Faure. Exploitant son métier de peintre décorateur, il réalise en particulier les fresques qui ornent les murs des dortoirs.

Lorsque Sébastien Faure publie "Le Bulletin de la Ruche" en 1914, Marcel Voisin y collabore naturellement.

En 1915, à cause des difficultés liées à la guerre et bien que réformé il quitte "La Ruche" pour alléger les charges. En avril 1916, Sébastien Faure fait appel à lui pour remettre en état et tenir la boutique du 69 rue de Belleville à Paris, qui sert de librairie et de local pour "CQFD" (il utilise alors le pseudonyme de Bardet). Lorsque ce journal sera interdit, il participera à la création du nouveau, dessinant en particulier l’en-tête de "La Plèbe" journal qui disparaîtra rapidement victime de la censure.

Après la guerre, alors que "La Ruche" avait cessé d’exister (en 1917), il décide d’organiser une rencontre avec les anciens Ruchards résidant en région parisienne. La rencontre a lieu le 31 août 1919, une vingtaine de personnes émues et joyeuses se retrouvent alors autour de Sébastien Faure dans un petit restaurant parisien tenu par Jean Marquet, qui avait été typographe et relieur à "La Ruche".

Marcel Voisin, après avoir exercé divers métiers dans la capitale, s’installera à son compte comme peintre décorateur.

Il restera profondément pacifiste et soutiendra l’action de Louis Lecoin. En mai 1968, il fait ronéotyper un tract pour saluer la révolte des étudiants et va dialoguer avec eux à la Sorbonne. May Picqueray signale qu’il venait encore discuter dans les locaux du "Réfractaire" avec les jeunes objecteurs de conscience, en 1979.

En 1978, il publie ses mémoires "C’était le temps de la Belle Époque" aux éditions de la Pensée Sauvage.


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