Paul Léautaud,

le 22 février 1928, à l’enterrement de J. de Gourmont
lundi 6 février 2017
par  K.S.
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« Je regarde le prêtre qui officie préparer sa communion : le vin dans le ciboire, l’hostie cassée et plongée dans le vin, le ciboire recouvert de la plaquette, le prêtre traçant au-dessus avec la main des signes mystérieux. Absolument comme un prestidigitateur : Messieurs, Mesdames, vous voyez ce chapeau. Il n’y a rien dedans. Je le pose sur cette table. Attention : Un, deux, trois, et le chapeau repris un pigeon s’en échappe. Les pigeons, ici, ce sont les fidèles. Et ce Jésus, auquel on s’adresse, qu’on glorifie, qu’on adore, qu’on évoque, qu’on implore, dans un langage incompréhensible pour la plus grande partie des fidèles, avec des " signes " de magie ! C’est de la plus pure superstition. Cela tient de la Kabbale et des tables tournantes. »

(Le 22 février 1928, à l’enterrement de J. de Gourmont, in Journal littéraire, Paul Léautaud, éd. Mercure de France, 1959, p. 229)


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