Dévotions tripoteuses...
Article mis en ligne le 17 février 2018

par K.S.
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L’Église catholique a ses prêtres pédophiles, couverts et protégés par leur hiérarchie, et ses victimes contraintes au silence, au nom de la religion. Puis peu à peu, lorsque se rompt l’omerta, des pratiques qui auraient dû faire l’objet de poursuites pénales sont mises au jour. Comme pour les enfants victimes d’un proche, parent ou faisant partie du cercle familial, bien des fois il y a prescription. On notera que face à l’inertie des chefs religieux, pape y compris, vient de naître une union internationale de victimes qui regroupe entre autres des associations d’Amérique latine [1].

De fait, après avoir annoncé une politique de « tolérance zéro » vis-à-vis des actes de pédophilie et présenté ses excuses aux victimes d’abus sexuels, le pape, en bon jésuite argentin, reste dans l’ambiguïté en soutenant des évêques et cardinaux qui ont soit couvert, soit pratiqué ces abus.

Mais le monde de l’islam a aussi ses pratiques odieuses. De très nombreux témoignages attestent d’agressions et harcèlements sexuels subis par des femmes lors du très saint pèlerinage à la Mecque [2]. Les femmes représenteraient près de la moitié des fidèles qui se rendent à la Mecque où, contrairement aux prières dans les mosquées, la pratique du pèlerinage se fait en mixité.

Selon Aisha Sarwari, éditorialiste et féministe : Les femmes musulmanes comme toutes les femmes subissent du harcèlement, mais quand cela arrive dans un contexte religieux, on leur demande de se taire pour une cause plus importante qu’elles.

Où l’on retrouve, comme dans le catholicisme, le mépris de ce qu’ont pu ressentir les victimes, et le silence qui leur est imposé, au nom de la religion. Point de vue partagé par certains croyants, voyant dans ces révélations une campagne de calomnie, destinée à nuire à l’islam.

Mais voici une petite embellie dans ce ciel si sombre :

Ces dernières semaines, en Iran, des femmes retirent leur voile en public et le font savoir, via les réseaux sociaux. Un geste clairement interdit par la loi depuis la Révolution islamique en 1979. Quelques dizaines de rebelles ont été arrêtées – ce qui n’est pas sans gravité – mais le mouvement perdure et s’inscrit dans l’ensemble des manifestations antigouvernementales de ces derniers mois [3].

SKS


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