MOURIR SANS DOULEUR SI JE VEUX, QUAND JE VEUX

samedi 23 août 2008
par  K.S.
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Sur le site Anarchisme et non violence2 [1], le 12 juillet dernier, sous le titre :

MOURIR SANS DOULEUR SI JE VEUX, QUAND JE VEUX

François SÉBASTIANOFF après la demande de Chantal Sébire d’être aidée à mourir, fait cette proposition :

« Pour imposer le droit à l’aide au suicide (à être aidé et à aider), une seule solution, l’action directe sans violence : s’organiser comme les femmes dans les années 1960-1970 (« avoir un enfant si je veux, quand je veux ») ».

En effet, l’auteur souligne que

« Chantal Sébire avait demandé qu’on l’aide à mourir. Les grands médias en parlaient. L’ADMD (Association pour le Doit de Mourir dans la Dignité) soulignait l’hypocrisie de la loi Leonetti (la loi du « laisser mourir »), qui refuse à l’intéressée le suicide assisté, et ne lui offre pas d’autre perspective que d’être plongée, à force de « soins palliatifs », dans un état comateux ou semi-comateux qu’elle refuse.

L’intéressée avait des chances d’obtenir satisfaction : une maladie certifiée par les médecins « incurable et douloureuse », une démarche encadrée par une association française, fondée en 1980 et forte de plus de 44 000 adhérents, une opinion publique qui a beaucoup évolué depuis 40 ans (moins vite, il est vrai, en France que dans les pays européens de tradition protestante) et qui est particulièrement sensible à ces deux propos de Chantal Sébire : « C’est moi la seule souffrante, c’est à moi de décider » ; et : « C’est le dernier combat que je peux mener ; s’il ne me sert pas directement, qu’il serve au moins à d’autres après moi. »

Sans attendre aucune autorisation officielle, l’intéressée a réussi à se suicider, probablement avec l’aide de son entourage. »

A propos du suicide, François Sébastianoff remarque :

« . Le suicide n’est plus un délit en France depuis 1810, mais il est toujours interdit par l’église catholique, et les tentatives de suicide en prison sont punies. […] au moins dans les pays « riches », en même temps que la durée moyenne de la vie humaine augmentait sans que disparaissent ni la misère, ni les accidents, ni les maladies, ni les inconvénients de l’âge, on a heureusement mis au point quelques moyens de se suicider sans douleur et sans risque de se rater.

Actuellement, en France, on en est encore aux moyens de suicide artisanaux, douloureux et aléatoires. Bien sûr, le chemin sera long pour retrouver, après 2 000 ans de christianisme et quelques siècles de soumission au nom de la Raison, le regard apaisé de l’Antiquité gréco-latine sur la sortie volontaire du banquet de la vie. Il s’agit, sur ce point comme sur d’autres, de changer de civilisation. »

Malheureusement, L’ADMD a évolué dans ses positions, moins offensive elle demande seulement un aménagement de la Loi Léonetti et laisse au corps médical le soin d’encadrer les fins de vie.

« Misère, prison, accident, maladie, vieillissement, nous sommes tous concernés. » conclut l’auteur.

L’éternelle question est celle-ci : l’individu peut-il disposer de lui-même ? Il ne choisit pas de naître, il doit au moins pouvoir choisir de donner ou non la vie à son tour (qu’il/elle se débrouille ensuite avec sa conscience après avoir mis au monde un enfant qui par définition n’avait rien demandé) il doit aussi pouvoir choisir le moment de son départ, sans avoir à se justifier auprès du corps médical, des institutions civiles ou religieuses, et aussi de la famille.[...] ... une "amélioration" de la Loi Léonetti ne se justifierait que comme une étape.[...] Pour l’heure, nous restons non des "citoyens" comme le prétend la république mais d’éternels mineurs dont la conduite dans les actes les plus personnels est définie par les institutions. [2]


[2extraits du message adressé à François Sébastianoff par S.K.S.


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