Nous voulons des coquelicots
Article mis en ligne le 23 septembre 2018

par K.S.
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Dans son numéro spécial Pesticides [1], Charlie-Hebdo donne les résultats de l’analyse de cheveux à laquelle se sont prêtés divers membres de l’équipe. Les cheveux recueillent et conservent trace des différentes molécules absorbées par l’organisme. Les résultats sont édifiants : "Sur les 140 pesticides et métabolites de pesticides recherchés dans ces échantillons, 80 ont été retrouvés au moins une fois. Le nombre moyen de pesticides par échantillon dépassait 40. La concentration moyenne en pesticides était variable : 27 pg/mg pour le moins contaminé, 1572 pg/mg pour le plus contaminé. Ces pesticides sont d’origines diverses : agricole pour beaucoup, mais aussi employés en médecine vétérinaire (fipronil) ou dans des bombes insecticides ménagères (perméthrine)."

Charlie-Hebdo participe donc, sans équivoque, à l’Appel "Nous voulons des coquelicots".
Chaque internaute pourra se faire sa propre opinion en lisant le texte de l’appel ci-dessous et en se rendant sur https://nousvoulonsdescoquelicots.org/.

Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse :

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !

Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

Notes :

[1N° 1364, 12 septembre 2018


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