Dans Rubayat d’Omar Khayam

K.S.
mardi 3 avril 2007
par  K.S.
popularité : 2%

Certains veulent voir dans les Rubayat (quatrains) d’Omar Khayam des textes mystiques, le vin et les femmes si joliment dénommées "tulipes" étant à comprendre comme des allégories. Mais, si l’on s’en tient au texte, et ce malgré les variations liées à la traduction, il s’avère que le poète se montrait très critique vis à vis de la religion et des religieux. Ce qui suppose une belle dose d’audace, vu le contexte de l’époque et du lieu. Mais est-ce si loin ?

Dans la mosquée si, maintien dévot, je viens,
En vérité ce n’est pas pour prier que je viens :
Un jour j’y ai volé un tapis de prière ;
Ce tapis devenant vieux, pour un autre je viens.

Les actes, mal ou bien, du genre humain,
Le bien, le mal que nous fait le destin,
Ne viennent pas du ciel, car le ciel est lui-même
Plus impuissant que nous à trouver son chemin.

Dans la mosquée, l’école de la mosquée, la synagogue, le monastère,
Il y a ceux qui cherchent le Paradis, ceux qui craignent l’Enfer ;
Mais celui qui connaît les divins mystères
Refuse d’ensemencer dans son cœur ces vilaines graines.

Là-bas Celui qui fit le bol du ciel, le bol à tête ronde,
A montré en plein midi son talent de faiseurs de bols ;
Il a mis le bol sans dessus dessous sur les bords de notre vie,
Puis nous l’a rempli de passions brassées.


Brèves

27 novembre 2008 - Les amis de Georges

Dans le numéro 106 (novembre-décembre 2008) de la revue "Les amis de Georges" , on trouve (...)