"Qui a peur de Gandhi ?" sur le site Anarchisme & Nonviolence2

par K.S.

Il s’agit de la "Réfutation de quelques contre-vérités" par N.O. FEAR, issues du chapitre « La non-violence est inefficace » de Peter Gelderloos, dans son livre « Comment la non-violence protège l’État », Éditions libres, 2018 (2016 en ligne), pp. 45-64.

Cet article mis en ligne le 29 janvier 2019 est très éclairant sur de nombreux points : des faits historiques pas toujours bien connus concernant l’Inde, le Japon, les USA, et surtout une profonde réfutation de arguments des partisans de la violence, y compris de celle répondant à la violence de l’État.

Ci-dessous, voici le début, suivi des titres des différents chapitres à retrouver sur http://anarchismenonviolence2.org/s....

Aux pp. 46-47 de son livre Comment la non-violence protège l’État (Éditions libre 2018), Gelderloos écrit : « L’histoire de la lutte de l’Inde selon les pacifistes ne permet pas de comprendre pourquoi Subhas Chandra Bose, un célèbre indépendantiste indien, qui prônait la lutte armée, a été élu deux fois président du Congrès national indien, en 1938 et 1939 ».

Une falsification historique

Tout dans cette phrase est faux : en 1938 et 1939, Subhas Chandra Bose est élu comme président parce qu’il a renoncé à la lutte armée immédiate et s’est aligné sur la manière dont le Congrès national concevait la lutte non-violente et la désobéissance depuis 1920. A cette époque, il pensait que l’Inde indépendante devrait avoir une armée comme tout État-nation, alors que Gandhi était contre une armée en Inde après l’indépendance. Mais surtout, Bose pouvait devenir président parce que Gandhi n’était plus membre du Congrès. […]

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