Amazonie et droits des animaux

par K.S.

Sur le site de la Convention Vie & Nature, à noter deux "Lettres" de Gérard Charollois, dont voici des extraits :

Amazonie, mon amour.

Pour moi, toute forêt est une église verte, un temple, un sanctuaire que je n’aborde qu’avec respect et discrétion car, homme, je me sais importun en ce lieu.

La forêt équatoriale représente par sa luxuriance de vies ce que la nature crée de mieux.
Or, l’homme souille tout, dégrade, domine, exploite, viole tous les sites de la terre depuis les sommets des montagnes aux profondeurs de l’océan, des pôles aux forêts primaires du cercle tropical, des estuaires aux falaises escarpées.

Son esprit débile d’enfant aventureux le pousse à fouler la planète sans avoir la sagesse de « foutre la paix » à des secteurs épargnés de sa nocive présence.

Victimes des éleveurs et des planteurs de soja du Brésil, l’Amazonie brûle. Des milliers de foyers sont allumés et les feux débordent sur les pays voisins dévorant faune et flore.

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Droits des animaux ou devoirs de l’homme envers les animaux ?

Parmi les questions clivantes et discriminantes, au sein de la société contemporaine, figure le rapport de l’animal humain avec les autres animaux.

La culture traditionnelle interdisait de poser la question de ce rapport de l’espèce humaine avec l’ensemble du vivant.

Les dogmes religieux monothéistes et les premiers balbutiements des lumières encore bien pâles enseignaient que l’homme siégeait sur un piédestal, créé par les divinités pour croître, multiplier, dominer et asservir le monde.

Le dogme l’enjoignait de devenir comme seigneur et maître de la nature, source de profits et de dérivatifs récréationnels.

Or, d’une part, il y a une unité du vivant et, d’autre part, la douleur physiologiquement éprouvée et la souffrance morale en résultant sont partagées par tous les individus dotés d’un système nerveux.

Refuser d’infliger à autrui une souffrance que l’on refuserait pour soi-même est la base de toute morale élémentaire.

Nier ce principe impératif moral revient à s’exposer soi-même à l’agression d’autrui.
Si on ne respecte pas la vie de son voisin et si la société n’est pas là pour faire respecter l’interdiction du meurtre, il faut s’attendre à être tué par ce voisin.

La reconnaissance du droit d’autrui n’est pas qu’une manifestation d’altruisme. C’est une opportunité en vue d’une réciprocité.

Faut-il reconnaître des droits aux animaux non-humains ?

Peut-on passer un contrat avec la nature ?

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