L’arbre qui montre la forêt

par K.S.

L’actualité médiatique actuelle montre une réalité cruelle exacerbée qui existait pourtant avant mais qui n’étaient pas sous nos yeux de français abreuvés d’informations mainstream redondantes.

Une psychanalyste sur un radio de grande audience disait il y a quelques jours que les français étaient toujours dans le déni face au coronavirus.

J’aurais aimé lui répondre que c’est chaque jour depuis notre naissance dans la mécanique imposée de nos vies (travail majoritairement dénué de sens et de beauté pour la majorité d’entre nous) que nous sommes dans le déni.

Dans le déni du réchauffement climatique, de ceux qui meurent de faim, de la destruction de la diversité écologique, de la destruction de nos systèmes de santé, solidarité et de protection sociale, dans le déni des mouvements migratoires, des vraies guerres...

Une spécialiste infectiologue disait récemment qu’il fallait que 60% de la population soit immunisée pour que le coronavirus ne circule plus même à l’heure du confinement généralisé.
Alors pourquoi ce confinement ?

Pour étaler l’afflux de malades qui ne peuvent pas être pris en charge par un système de santé à bout de souffle ? La cause de ce malaise réside bien dans des choix politiques économiques imposés soit par des États, soit par des agglomérats d’États (super État en mode dégradé construit pour appauvrir les peuples à commencer par la Grèce) style Europe mais qui n’apportent rien de mieux que la logique ultra-capitaliste qui dominait déjà avant.
Chaque année dans le monde on dénombre en nombre de morts [1] :

• Maladie cardio-vasculaire : 14 millions
• Maladie pulmonaire et pneumonie : 5,5 millions
• Alzheimer : 1,6 millions
• Cancer du poumon : 1,6 millions
• Accident de la route : 1,4 millions
• Sida : 1,3 millions
• Diabète : 1,3 millions
• Tuberculose : 1,3 millions

A cela s’ajoute plus de 9 millions de personnes qui meurent chaque année de faim dans le monde. Ceux-là ne sont pas dus à la « guerre » du coronavirus mais à l’avidité humaine [2]. Cela n’émeut pas beaucoup les journalistes français.

En France, le cancer tue chaque année 160 000 personnes ce qui me fait penser que les tabacs sont toujours ouverts pendant le confinement sans doute pour acheter des produits de premières nécessités. Plus de 300 000 personnes meurent de maladie cardio vasculaire (que fait-on contre la mal bouffe dans le déni quotidien ?) …

Certes les morts ne se comparent pas, ils s’ajoutent, mais certaines épidémies rendent les insuffisances des gouvernements et leur politique de réduction budgétaire bien visibles.

Alors pour pallier le manque d’anticipation qui coûtait soi-disant encore trop d’argent il y a quelques temps on confine car non, on ne pouvait pas former plus d’infirmiers et infirmières, acheter des masques, des respirateurs… et oui on devait réduire le budget des hôpitaux et oui on devait se serrer la ceinture pour soigner la dette qui elle, merci, se porte bien.
Mais maintenant que l’arbre coronavirus dévoile au grand jour la forêt des incompétences, des connivences, des conflits d’intérêts mais surtout un manque d’humanité permanent et structurel de nos dirigeants, on en trouve de l’argent. Non pas pour sauver les malades mais pour sauver l’économie et on en trouve parce que l’on veut masquer la débandade de tout un système que la main invisible d’Adam Smith ne peut secourir.

« Ces derniers jours, chaque pays tentait d’apporter son propre remède pour compenser les pertes colossales entraînées par l’arrêt brutal de l’activité. Avec un plan de relance de 4.000 milliards de liquidités pour les entreprises, les États-Unis, première puissance économique, avaient pris le peloton de tête des mesures d’urgence. Dans son sillage, la Fed s’est même avancée sur 300 milliards d’aides "pour soutenir le flux de crédits". Côté européen, une réponse globale au choc avait tardé, pour finalement aboutir par une promesse de la BCE et sur "750 milliards de rachats de dettes publiques". En France, le gouvernement a communiqué sur "45 milliards d’euros (qui) pourr(ont) évoluer en fonction de la situation". » [3]

Flo