Crimes d’honneur en Iran

par K.S.

Alors que la pandémie de Corona envahit les médias, et malheureusement aussi, la plupart des esprits, la liste de diffusion de la CNT-AIT relaie fort opportunément cette information venue des compagnons anarchistes d’Iran : " Crimes d’honneur en Iran " par Hasse Golkar. Le lien entre religion, patriarcat et violence nous est bien connu, ce cas tragique vient encore le démontrer...

« Le meurtre d’une jeune fille de 14 ans par son père vient encore aggraver la terrible crise qui affecte la population d’un Iran misérable et désastreux depuis plus de quarante et un ans. Ceci se fonde sur les lois réactionnaires islamo-chiites, qui sacrifieront toujours les femmes et les filles mineures à la violence fasciste d’honneur à l’intérieur et à l’extérieur de la famille et de la société, et continueront de le faire.

ROMINA ASHRAFI, née en 2006, tombe amoureuse d’un garçon dans la ville de Taalesh, dans le nord de l’Iran ; mais l’opposition de son père aux " différences culturelles " les oblige à fuir leur foyer. Selon la plainte du père, ils ont tous deux été arrêtés par la police et Romina a été renvoyée dans sa famille malgré les avertissements à la police qu’elle craignait pour sa vie. Enfin, le 21 mai 2020, alors qu’elle dormait, son père a tenté en vain d’étouffer sa fille. Comme il n’y arrive pas, il la tue brutalement avec une faucille. Puis il avoue ce meurtre. Selon l’article 220 du Code pénal islamique, le père n’est pas puni de " Qisas " [représailles], en tant que « propriétaire de sang » mais plus tard, il peut être contraint de payer la " Diya " [argent de sang] et peut être fouetté pour le meurtre de sa fille !! »

« Selon les médias nationaux, le nombre le plus élevé de crimes commis en Iran chaque année, notamment le meurtre de plus de 400 femmes, est lié aux crimes d’honneur, notamment en raison d’un manque de soutien social et judiciaire. Selon les spécialistes des sciences sociales du pays, la violence à l’égard des femmes est un problème familial et social, et ses principaux facteurs comprennent les attitudes et les croyances culturelles et religieuses traditionnelles patriarcales, l’inégalité entre les sexes, l’incapacité de choisir librement dans le mariage et le rejet des mariages forcés par les femmes. Le divorce, la fuite loin de chez soi, ... et parfois même la simple propagation de rumeurs. En plus de tout cela, il ne faut pas négliger l’existence et le soutien évident et secret du califat islamo-chiite. Tous ces crimes sont généralement commis par le père, le frère, l’oncle, les cousins, etc.

Luttons contre les lois islamiques médiévales qui s’appliquent partout dans le monde. »

https://asranarshism.com/1399/03/06....