Le numérique, outil de communication, outil de surveillance

par K.S.

En juillet dernier, Amnesty International révélait les dessous du Projet Pegasus.

« Dans certains pays, cela peut être risqué et dangereux de défendre les droits humains et de révéler la vérité. De plus en plus, des gouvernements utilisent des outils de surveillance numérique pour intimider, harceler et arrêter des personnes.

Gouvernements et entreprises disent que ces outils de surveillance ne sont utilisés que pour cibler « des criminels et des terroristes ». Mais dans la réalité, ce n’est pas le cas. Le Projet Pegasus révèle que des politiques, des journalistes ou encore des défenseurs des droits humains dans le monde entier ont été pris pour cible illégalement au moyen d’un logiciel espion. Des gouvernements, comme celui du Maroc et, semble-t-il, ceux d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, ont ciblé illégalement et de manière répétée des militants et des membres de la société civile Pourtant, les États à travers le monde continuent de fermer les yeux et d’autoriser la vente et les exportations de technologies de surveillance sophistiquées et intrusives à ces pays, ainsi qu’à d’autres. »

Amnesty a enquêté sur l’entreprise israélienne NSO Group qui vend son logiciel espion Pegasus à des États qui s’en prennent à des journalistes, militants, avocats et défenseurs des droits humains.

« Cette enquête fait voler en éclats toutes les déclarations de NSO Group, qui prétend être transparente et respecter les droits humains. Le rapport de transparence publié par l’entreprise israélienne le 30 juin ressemble davantage à une brochure commerciale. Nos recherches prouvent que NSO Group a poursuivi en coulisses sa collaboration avec des clients qui continuent à prendre pour cible des militants et des journalistes en se servant du logiciel espion Pegasus.

Au fur et à mesure des révélations, NSO Group a réagi à ce que l’on peut désormais nommer l’affaire Pegasus. Sans surprise, la société israélienne va jusqu’à discréditer les enquêtes menées. Dans un communiqué, NSO a annoncé qu’ « elle ne répondra plus aux demandes de renseignements des médias à ce sujet et qu’elle ne jouera pas le jeu des meneurs de la campagne vicieuse et calomnieuse. » Des propos choquants au vu de l’ampleur des révélations. Les fausses rumeurs véhiculées par les médias sociaux visent à détourner l’attention de la surveillance illégale de journalistes, défenseurs des droits humains et personnalités de la société civile révélée par le projet Pegasus. »

Le dossier complet :

https://www.amnesty.fr/liberte-d-ex...

Pétition (jusqu’au 31.12.2021) à adresser au Président de la République :

https://www.amnesty.fr/petitions/su...