Omar Khayam : Rubayat
Du grand poète et penseur libre Omar Khayam, quelques vers sur l’Enfer et le Paradis.

par K.S.

Boire du vin, courir les jolies comme des tulipes,

C’est mieux que d’être dévot dont les moeurs …

S’il y a l’enfer pour ceux qui font l’amour et qui boivent,

Alors personne jamais ne verra le paradis des âmes.

Oh ! tant de fois fouiller la terre et les mers ?

Etre incroyant ? être incroyant ? ô pensers amers !

Ils disent tous : « Khayam ira en enfer ! » Qu’ils le disent tous !

Qui vint du Paradis, qui s’en fut aux enfers ?

Dieu, quand il mêla, moula notre glaise,

D’avance savait tout ce que je ferais, dirais ;

Je n’ai commis aucun péché qu’il ne l’ait ordonné ;

Donc au Jour du Jugement pourquoi me condamner ?

Vends le Coran, vends tous les livres saints, pour du vin !

Aurais-tu des mosquées, vends-les pour du vin !

Echangeons un royaume pour un verre de vin !

Le ciel, bol à l’envers, redressons-le en bol de vin !


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