Etre femme en Afghanistan aujourd’hui
Article mis en ligne le 14 septembre 2025

par SYLKNOE

Le 31 août dernier, un séisme a ravagé l’Afghanistan, à l’est de Kaboul, non loin de la frontière avec le Pakistan. Comme d’autres victimes, des femmes et des filles se sont retrouvées piégées sous les décombres. Mais elles n’ont pas été secourues, contrairement aux hommes et garçons.

Selon les chiffres publiés par le gouvernement, plus de 2 200 personnes sont mortes et 3 600 ont été blessées.
Or, une enquête du « New York Times », après croisement des sources révèle qu’aucune femme ne se trouve parmi les victimes secourues mais aussi parmi les secouristes.

En vertu des lois imposées par les talibans, seules des femmes secouristes peuvent secourir des femmes. En effet, les femmes ne peuvent être touchées par des hommes autres que leur mari, leur père ou leur frère.
Le « New York Times » en vient à cette conclusion tragique : les secouristes, hommes, ont laissé les femmes blessées livrées à elles-mêmes. Elles ont été volontairement abandonnées à leur sort.
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Nouvelle discrimination qui s’ajoute à un enfermement général, avec des interdictions nombreuses qui touchent au quotidien et à la vie même :
Outre le port imposé de la burka, femmes et filles n’ont pas le droit de parler, de rire, de chanter en public, de sortir sans un chaperon masculin de la famille, l’accès aux études est de ce fait compromis. La moitié de la population est donc prisonnière et cette oppression aboutit à la mort, ainsi qu’on l’a vu lors du récent tremblement de terre.

Quatre pays (Australie, Canada, Allemagne, Pays-Bas) se sont engagés à lancer une procédure pour que l’Afghanistan réponde de ses actes – et à saisir le plus haut tribunal international s’il le faut. Mais un an plus tard, les actes se font attendre. On peut signer à ce sujet une pétition :
[>https://secure.avaaz.org/campaign/fr/icj_afghanistan_loc/?bZySsab&v=169196&cl=22307251749&_checksum=4e2b9d87fcf4a77fa9753747c03c5b7d86fb1afed3a45a238ba734d6bec827af&utm_source=email&utm_medium=blast_email&utm_campaign=169196]

Entre religion et tradition, le cocktail liberticide et criminel est à l’œuvre. On le sait, mais il ne faut pas le dire, n’est-ce pas ?

Léonore