LA Crise

mercredi 22 juillet 2009
par  Léonore
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La crise : je suis comme beaucoup : ayant l’habitude de compter en dizaines, centaines et parfois en milliers d’euros, arrivée aux milliards je ne réalise plus du tout ce que cela représente.

Je comprends seulement qu’avec ce qui est alloué aux diverses institutions monétaires, on aurait de quoi faire vivre tous ceux qui, sur la planète, crèvent de faim et boivent l’eau des égouts.

Evidemment, pouvoir se dire qu’on avait raison, que le capitalisme engendre tous les maux qu’on connaît, plus ceux qu’on prévoit, c’est bien. Mais... cela ne résout rien ! Les révolutionnaires autoritaires avaient un plan, ils l’ont mis en oeuvre et ont déclenché des catastrophes humaines tout en trahissant la cause qu’ils croyaient défendre. Les anars peuvent se prévaloir de n’avoir déclenché aucune catastrophe. Mais leurs références datent du/des siècles derniers où l’on espérait encore dans les vertus des technologies et de l’éducation.

Or, à présent, la planète devient invivable pour l’ensemble des êtres vivants qui la peuplent. C’est la faute au capitalisme ? Oui, si l’on considère que celui-ci est né, en gros, au néolithique, avec l’accumulation des réserves, la spécialisation des tâches, l’exploitation des humains par les "chefs", l’utilisation non contrôlée des ressources. Car beaucoup des comportements actuels dans nos sociétés, si destructeurs, se sont installés à cette époque. Nous étions moins nombreux, il y avait donc moins d’impact. Les religions, surtout monothéistes (croissez et multipliez, la terre vous appartient) ont de lourdes responsabilités, et les néo-malthusiens - qui étaient aussi anarchistes -, eux, avaient mieux compris que leurs copains communistes-libertaires et anarcho-syndicalistes, que le problème était bien plus vaste !

Accorder le plus possible notre mode de vie avec nos convictions, être dans l’ici et maintenant, oui, voilà, tout à fait d’accord ! Au fait, cela faisait partie des convictions des individualistes libertaires. Alors, face à la crise, recourir aux "réseaux", aux associations de petite ampleur, serait un mode de résistance efficace. Et aussi tout faire (sans violence !) pour aider les populations à évoluer, à prendre conscience, à être des acteurs de leur propre vie. Parce que jusqu’à présent, les quelques victoires des "petits" face aux divers pouvoirs ont permis l’aménagement de notre esclavage, permettant seulement de rester en vie. Donc, tout est encore à inventer.

Léonore


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