Ces cupides qui assassinent la terre.

mercredi 27 janvier 2010
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Sous ce titre, ce percutant article de Gérard Condorcet (Convention vie et nature pour une écologie radicale) daté du dimanche 24 janvier 2010 :

"Les peuples naïfs, proies faciles pour tous les GOEBBELS bruns, rouges ou de tiroirs caisses, optent souvent pour l’abîme en se laissant entraîner par des pulsions malsaines.

Comment expliquer qu’en Italie, en France, au Chili ou dans le Massachusetts, pour ne mentionner que des démocraties, des citoyens abdiquent toute éthique et le sens de leurs propres intérêts pour élire des mandataires de la caste de l’argent roi, fortunes nécessairement obtenues au moyen d’un vol social ?

Il en résulte pour ces peuples de pressantes « réformes » c’est-à-dire de constantes régressions pour permettre à une infime féodalité de l’argent de payer moins d’impôts et de faire d’indécents profits au détriment des emplois publics, de la redistribution, du social.

Si seuls ceux qui y ont intérêt votaient pour les partis « conservateurs », ceux-ci ne recueilleraient pas plus de 1% des suffrages.

L’astuce de cette caste est de diviser les citoyens, les opposer selon des strates, et de faire de l’autre un assisté, un parasite vivant aux crochets du « petit bourgeois » qui se croit grand en appuyant les maîtres du système dont il ne sera jamais que la piétaille électorale.

Pour faire bonne mesure, la droite de l’argent et des affaires invoque quelquefois la Nation, la religion, l’ordre moral, la guerre faite à la délinquance mais ce ne sont pas là ses valeurs, seulement de simples alibis et des hochets pour le bas troupeau captif.

Les partis conservateurs ne connaissent qu’un dogme : faire du profit au détriment des hommes et de la Nature.

Le reste n’est qu’habillage.

Rares sont les membres de la « classe politique » à servir le vivant, à éprouver de la compassion pour quiconque.

Plus que dans toute autre corporation, la classe politique traditionnelle regorge d’esprits fermés à l’écologie, d’amis des chasseurs, d’amateurs de torture tauromachique, de cyniques pitoyables acteurs en représentation qui se lamentent devant les caméras de télévision aux grands malheurs du monde.

Bien sûr, tout thème de débat, tout fait divers, toute préoccupation publique doivent être habilement exploités pour le bien des « affaires » et l’anesthésie de l’opinion,
même l’écologie leur offre des occasions de « relancer l’économie » par les technologies et l’isolement des bâtiments.

Ainsi, la diversion sur le réchauffement climatique leur permet de taire l’essentiel : la Nature.

Lorsque la température planétaire se sera élevée de deux degrés, il y aura bien longtemps que les habitats naturels et les espèces qui les peuplent auront été anéantis par leur société de dévastation.

Mais cette mort ne donne lieu à aucune mobilisation concrète et effective.

Pour asseoir leur pouvoir corrupteur de cupides insatiables, ils promeuvent, via leurs médias sous contrôle, une éthique de la concurrence féroce, une valorisation de la prévarication, le mythe du dirigeant « capitaine d’industrie » tellement méritant, compétent et unique dans ses qualités professionnels, qu’il peut voler la société par des rémunérations qu’aucune donnée objective ne justifie.

Alors, par la guerre dévastatrice hier, par la crise à présent, les peuples abusés paient durement leurs mauvais choix.

C’est qu’en politique, si de bons sentiments ne suffisent sans doute pas à faire le bien, il est certain que de mauvais sentiments feront toujours le mal absolu.

Hier, la haine de l’autre et l’esprit d’écrasement des sous-hommes amenèrent des peuples européens cultivés, raffinés, évolués à des chutes vertigineuses.

Aujourd’hui, l’esprit de cupidité érigé en système quasi-planétaire conduit la société à de nouveaux malheurs.

Hier, des dirigeants funestes invoquaient la race, l’Etat, la Nation pour subjuguer les foules.

Aujourd’hui, des dirigeants pervers invoquent les entreprises privées, les profits, les affaires, la croissance pour emmener le troupeau à de nouvelles chutes cruelles.

La croissance quantitative de la production et de la population humaine ne créent aucun bien être.

Elle détruit le vivant, élimine les espaces naturels, dégrade tout.
Les cupides le savent, mais peu leur importe le bien public ; Ils veulent s’enrichir toujours davantage et cela passe par des « contre-réformes » antisociales et anti-écologiques.

Inversement, nous préconisons une quête de la qualité de la vie, du bien-être, du refus de la souffrance subie et infligée.

Les valeurs salutaires, celles que nient les dirigeants politiques conservateurs ne s’appellent ni « travail, famille, patrie », selon leur credo d’hier, ni « Marché, profit, croissance », dogmes d’aujourd’hui : les vraies valeurs sont la vie, la diversité biologique, la Nature et le triomphe de l’arbre, l’animal et l’homme réconciliés."

Gérard Condorcet


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