"Léo Malet, fils de l’anarchie et du surréalisme"

mercredi 19 mai 2010
par  Léonore
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Sur Raforum, http://raforum.info/spip.php?article5885
notre ami Ronald CREAGH a mis en ligne un article très détaillé de François DENIVET, "Léo Malet, fils de l’anarchie et du surréalisme" publié par « Papiers recyclés. Magazine du bibliophile ».

En voici quelques extraits, qui donnent envie d’en savoir plus sur cet écrivain et ceux qui l’ont influencé et inspiré.

« Léo Malet est né le 7 mars 1909. Créateur du personnage emblématique Nestor Burma, il reconnaît deux fortes influences dans sa vie, l’anarchie et le surréalisme à travers deux figures qui lui furent amicales : André Colomer et André Breton. » […]

« Colomer, poète, créateur en 1907 et 1913 de deux revues La foire aux chimères, et l’Action d’Art, auteur d’un recueil de souvenirs A nous deux, patrie !, (1925) théoricien de l’anarchisme et de la violence, journaliste au Libertaire, il fonde L’Insurgé au moment de l’affaire Philippe Daudet. »

[…] « Passionné comme une grande partie de la France par l’affaire qui oppose Le Libertaire et L’Action Française, par voie de presse et de tribunal, Léo Malet prend contact avec le groupe anarchiste de Montpellier, ce qui le mènera à rencontrer Colomer lors d’une conférence. Ce dernier hébergera quelques temps le jeune Léo Malet, l’introduira dans les milieux anarchistes qui offriront à l’adolescent orphelin une fraternité adoucissant l’absence de famille. Dans l’hebdomadaire L’Insurgé que crée Colomer, la signature Noël Letam, laisse aux amateurs d’anagrammes un indice sur l’identité de l’auteur qui se cache sous ce pseudonyme. »

[…] « Malet fréquentera le café Cyrano, lieu favori de rencontre du mouvement surréaliste – qu’il ne tarde à intégrer – et se lie avec, entre autres, Salvador Dali, et Yves Tanguy.
Le Cyrano, est situé place Blanche que Breton rêvait de faire devenir un haut-lieu spirituel, au cœur du temple du plaisir vénal et du tourisme et commerce de bas-étage. »

[…] « Longue gestation. Le premier opus paraît début 1948 à la S.E.P.E. La vie est dégueulasse commence par un « véritable... bide », selon ses propres mots !
La réussite viendra d’une rencontre avec Jean d’Halluin des Editions du Scorpion qui lui proposera de republier ce roman, et tant qu’à faire en écrire un second. Et c’est sous la couverture rouge et noir – pour un anar, c’était de rigueur –, illustrée de sa seule construction typographique, suivant le principe de cette collection prisée, que démarre le succès de la Trilogie Noire. »

[*Tout l’article est passionnant. Les romans de Léo Malet ne sont pas difficiles à trouver, en éditions de poche et d’occasion pour limiter les frais. Et quelle source de rêve, d’émotions, de suspense, le tout avec intelligence. Sans compter que beaucoup d’idées s’expriment aussi bien sinon mieux, dans des romans que dans des études présumées plus sérieuses.*]

Léonore


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