Bref historique de la Libre Pensée Autonome

Une recherche d’un accord entre les principes affirmés et le fonctionnement pratique et réel d’une association.

Article mis en ligne le 27 mars 2007
dernière modification le 26 mars 2007

par K.S.
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De même qu’un individu peut essayer de vivre le plus possible en accord avec ses convictions, quitte à remettre en questions ces dernières, une association, un groupe affinitaire peut (devrait ?) tenter de mettre en pratique dans son fonctionnement interne les principes affirmés à l’extérieur, faute de quoi on se situe peu ou prou dans une pratique de parti politique.

POURQUOI LA LIBRE PENSEE AUTONOME ?

Des groupes de Libre Pensée sont présents dans la région provençale, et notamment dans les Bouches-du-Rhône, dès le début du 20ème siècle.

Dans la décennie 1960/1970, naît à Marseille le groupe Francisco Ferrer, réunissant de façon affinitaire surtout des libertaires et des pacifistes, qui vont donner un nouvel élan à la Fédération départementale. En particulier sont organisées des tournées de conférences avec pour orateurs, entre autres, André Lorulot, Paul et Aristide Lapeyre, Charles-Auguste Bontemps…

Le principal animateur du Groupe Francisco Ferrer et de la Fédération des Bouches-du-Rhône, André Arru, accepte des responsabilités au sein de la Commission administrative de la Fédération nationale de la Libre Pensée, puis s’en retire après une expérience de quelques années, expérience partagée et débattue avec les adhérents des groupes locaux. Les conclusions tirées de cette expérience amènent les Libres Penseurs des Bouches-du-Rhône à faire des propositions pour que les grands principes affirmés en public existent réellement dans le fonctionnement interne de la Fédération nationale : plus de clarté, de transparence, et une rotation des représentants leur évitant de devenir des dirigeants.

En 1973, au sein de la Commission administrative nationale, un prêt d’une somme non négligeable consenti pour affaires personnelles par le trésorier au secrétaire sous le seul couvert du président, sans consultation des autres adhérents, et caché pendant deux ans à ces derniers, amène les membres de la Fédération des Bouches-du-Rhône à considérer que la coupe est pleine. La prise d’autonomie est votée en congrès.

Par la suite, certains adhérents décidèront de passer l’éponge et de rentrer au bercail .

Pour sa part, la Libre Pensée Autonome a préféré ne rejoindre aucune grande fédération, et reste prudente et critique vis-à-vis de toute association qui tendrait à devenir une institution.
Elle est opposée à toutes les formes de dogmatisme et de cléricalisme :
-  religieux, sans excepter aucune confession ;
-  politique ;
-  idéologique, etc.

Elle s’affirme d’autre part résolument rationaliste et matérialiste, sans verser dans le dogme pseudo scientifique.

L’association s’est engagée à faire connaître la vie et l’œuvre de l’un de ses principaux animateurs, Jean-René Saulière, dit André Arru, notamment par la publication, en octobre 2004, d’une biographie, en collaboration avec le Centre International de Recherches sur l’anarchisme de Marseille. [1]

Notes :

[1Jean-René Saulière, dit André Arru, un individualiste solidaire (1911-1999), éditeurs : Les Amis d’André Arru - Libre Pensée Autonome, et CIRA. 2004. 416 pages.


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