Sur le site de l’Hebdo Ahram :
Les Egyptiennes aussi font leur révolution
Article mis en ligne le 12 avril 2011

par K.S.
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L’hebdo égyptien Ahram [1], dans son numéro 865 (semaine du 6 au 12 avril 2011), consacre un article à la place des femmes dans l’Egypte post-Moubarak, et fait remarquer que la parité n’est pas encore au rendez-vous. Il y a donc encore un combat à mener, car « jusqu’à présent, les changements se font attendre ».

L’auteur de l’article le rappelle : « Etudiantes ou mères de famille, têtes nues ou voilées, les Egyptiennes étaient présentes depuis le premier jour de la révolution. Elles étaient là, brandissant leurs pancartes, appelant à la chute du régime, très présentes aussi aux points de contrôle des différents accès à la place pour vérifier l’identité des manifestants ou distribuer de la nourriture ou des médicaments aux révolutionnaires. Les militantes se sont organisées en brigade pour nettoyer la place, elles ont envoyé des messages sur leurs portables pour transmettre des informations et défendre la révolution en direct sur les écrans de télévision. Elles ont gardé les maisons et les enfants pendant que les hommes passaient leurs nuits dans la rue pour protéger leur quartier. Elles étaient en première ligne pour faire face à la fureur des policiers. Elles ont été blessées et beaucoup ont perdu la vie. »

Depuis plusieurs années déjà, des femmes s’exprimaient pour réclamer un changement de la société égyptienne, ainsi qu’en a témoigné sur les médias Nawal Al-Saadawi, écrivaine et féministe : « Les femmes ont manifesté aux côtés des hommes et ont appelé, comme eux, à plus de justice, d’égalité et de démocratie. » Mais la presse commence juste à parler d’elles et sur les réseaux sociaux des milliers d’internautes ont commencé à leur rendre hommage.

Mais de jour en jour l’évolution vers une parité hommes-femmes semble passer aux oubliettes. Au cours d’une manifestation, des femmes rappelant leurs droits à l’aube de cette nouvelle ère ont été malmenées, insultées, harcelées, alors qu’aucun fait de ce genre ne s’était produit lors des précédentes manifestations révolutionnaires. Liberté et égalité, les femmes entendent voir ces slogans s’appliquer à elles comme à tout citoyen, et ne plus être traitées en citoyennes de deuxième classe.
Beaucoup d’entre elles craignent qu’une fois retombée l’euphorie révolutionnaire, les femmes soient renvoyées dans leurs foyers, enfermées dans un statut d’infériorité et des tâches traditionnelles, comme cela s’est passé déjà dans d’autres pays.

Tout cet article très intéressant peut être lu sur :

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...

SKS

Notes :

[1Hebdomadaire égyptien en langue française, en ligne chaque mercredi.


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