Art, culture et tradition

par Léonore

Je ne sais par quelle inconscience, mes parents m’emmenèrent voir une corrida, la seule heureusement à laquelle j’ai assisté.
Je devais avoir 7 ou 8 ans.

Mes parents, eux-mêmes bouleversés, durent rapidement m’accompagner au dehors, prête à vomir après ce que j’avais vu :
Le cheval éventré, ses boyaux pendant presque jusqu’au sol. Le taureau couvert de son propre sang, épuisé, recevant l’estocade puis étant traîné sans respect hors de l’arène. Le matador fier de brandir un morceau de chair sanguinolente, l’oreille du malheureux taureau.
Quel art, quel enseignement pour une société harmonieuse !

La France vient d’inscrire la corrida à l’inventaire culturel des biens immatériels du patrimoine français.
Donc, mettre à mort après l’avoir torturé un animal qui n’a aucune chance et en faire un spectacle, c’est de la culture, c’est la tradition ! Certains affirment que le taureau ne souffre pas.

Vraiment, même si en tant qu’individu je ne me sens pas impliquée dans les actes et décisions de mes « concitoyens » comme du pouvoir en place, je crains de devoir cacher ma nationalité par peur de l’amalgame. Un pays qui considère la mort-loisir [1] comme son patrimoine culturel sombre un peu plus dans l’indignité.

Une association, la Brigade anti corrida ou BAC (attention ne pas confondre avec l’autre BAC, ceux-là étant en uniforme et armés !) propose un modèle de lettre de protestation, à trouver ci-dessous en pièce jointe.

Léonore


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