André Prone :
Le froid nucléaire
Article mis en ligne le 7 juin 2011

par K.S.
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Forêt anéantie

Où l’oiseau

Ne chante plus

Morte mer

Aux galets

En colère

Immenses

Artères

Ecartelées

Noires fumées

Irrespirables

S’élevant

En lourdes

Vapeurs

Auréolées

Vers

Ce soleil

Froid

D’être

Enterré

Froid

Comme

Ce dernier

Sourire

D’enfant

Eteint

Dans l’atroce

Mouscaille.

Poème inédit de 1986 paru dans le recueil « Cent poèmes pour la paix » [1].

Notes :

[1« Cent poèmes pour la paix », préface de Bernard Clavel, Ed. Le Cherche-midi, 1987.


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