Omar Khayam, dans "Rubayat"
Quelques réflexions poétiques sur "le sens de la vie"
Article mis en ligne le 28 août 2011
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Je suis venu ; le Monde en est-il moins mauvais ?

Je partirai ; au monde aurai-je profité ? je ne sais.

Mes oreilles jamais n’ont appris de personne

Pourquoi je suis venu, pourquoi je m’en irai.

Bien des gens, après nous, du Monde auront leur part ;

De nous nulle part de souvenir plus tard ;

Rien ne manquait sur terre avant notre arrivée ;

Tout restera de même après notre départ.

Puisque ma venue au monde ne fut pas mon choix dès le premier jour,

Que mon départ, irrévocable, est fixé sans mon vouloir,

Debout ! sangle tes reins, vive serveuse !

Je veux avec du vin détruire la tristesse de l’univers.

Là-bas dans l’atelier du potier l’autre jour j’ai passé ;

Le potier prenait l’argile, jetait l’argile de côté

Et je vis (oui, je vis ! même si le sot ne le verra jamais !)

La poussière qu’est mon grand-père dans la main du potier.


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