« Violation du principe de laïcité » ???
Article mis en ligne le 1er septembre 2011
dernière modification le 4 septembre 2011

par K.S.
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Sous le titre « Violation du principe de laïcité » circule une pétition en forme de lettre ouverte destinée au Maire de Paris, Bertrand Delanoë [1]. En voici quelques savoureux extraits :

« Monsieur le Maire de Paris,

Vous avez défendu auprès de M. le Préfet d’Île de France la fête de rupture du jeûne du ramadan organisée par vos soins le 24 août en lui disant qu’elle n’était « pas une manifestation cultuelle (…) ne correspondant à aucune fête religieuse musulmane (…) n’avait pas de caractère rituel (…) ne comportait aucune prière ou prêche religieux (…), s’agissant d’une manifestation à caractère artistique et festif » (d’après le journal Le Monde du 24 août).

Eh bien, au nom du principe de l’égalité républicaine, je suis heureux de vous demander en tant que citoyen, la tenue par vos soins d’une semblable fête dans la semaine du 9 au 14 avril prochains pour fêter la fin du Carême. Vous pourrez pareillement alors vous défendre de fêter ce qui n’est « pas une manifestation cultuelle (…) ne correspond à aucune fête religieuse chrétienne (…) n’a pas de caractère rituel (…) et peut ne comporter aucune prière ou prêche religieux (…) s’agissant d’une manifestation à caractère artistique et festif ». […]

Signé : D’autres citoyens français.

PS : Peut-être ne le savez-vous pas, mais l’islam sanctionne jusqu’à la peine de mort (Arabie Saoudite) les pratiques homosexuelles condamnées par le Coran (26.165-166 ; 29.28-30)… »

L’auteur ? L’Abbé Guy Pagès...

J’ignore si le titre faisant référence à la laïcité est de l’auteur de la pétition ou vient du site MesOpinions.com.
Mais il y a de quoi réfléchir.

En effet, voilà où peuvent mener des accrocs au principe de séparation des Églises et de l’État : un premier en entraîne un autre. C’est du reste, comme dans la pétition citée plus haut, le principe d’égalité entre les religions qui est invoqué par les musulmans pour réclamer divers accommodements de la Loi de 1905 ainsi que la mise à disposition de lieux de culte, puisque ces derniers, du moins bâtis avant la loi, sont propriétés des communes et donc entretenus grâce aux deniers publics.
Quant à la perfide remarque du post-scriptum, mieux vaut n’en rien dire…

SKS


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