Quelques poèmes d’Abu al-Maari (973 - 1057)
« la nécessité de ce qui n’est pas nécessaire »
Article mis en ligne le 5 septembre 2011

par K.S.
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La jeunesse est une flamme, hâte-toi de satisfaire

Tes désirs car le temps l’éteint.

Mon sommeil est une mort dont la résurrection est proche

Tandis que ma mort est un sommeil éternel.

M’indiffère qu’après ma mort

On médise de moi ou qu’on me loue.

Un mort est-il de son tombeau revenu

Afin de nous dire ce qu’il a entendu ou vu ?

Et s’il revenait, certaines gens le croiraient

Et d’autres diraient : « « Il ment et se vante. »


Les gens aspirent à l’arrivée d’un imam éloquent

Prêchant dans le tintamarre d’une foule médusée.

Quelle chimère ! Nul besoin d’imam hormis la raison,

Les confessions n’ont pour dessein

Que de remettre la terre aux mains des puissants.

Tant que tu le peux, demeure seul,

L’homme sincère est un fardeau pour les humains.


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