A lire :
La démocratie vue par ses inventeurs
par Annick Stevens
Article mis en ligne le 9 novembre 2011
dernière modification le 4 novembre 2011

par K.S.
logo imprimer

Le site Raforum signale un très intéressant article d’Annick Stevens (http://raforum.info/spip.php?article6421) paru initialement sur http://refractions.plusloin.org/spi....

En voici quelques extraits à même de donner l’envie de lire l’ensemble.

SKS

"On se contente d’un État de droit dirigé par des professionnels, qui certes se soucient bien plus de leurs propres privilèges que de l’intérêt commun, mais qui assurent tout de même une relative sécurité physique et économique. S’il doit y avoir un changement, il semble plus probable pour la majorité des gens qu’il aille vers le pire que vers le meilleur.

L’intérêt de lire les auteurs grecs qui ont pensé la démocratie de leur temps est avant tout de se libérer des fausses évidences de notre époque sur l’organisation d’une démocratie et sur le rôle qu’y jouent les citoyens. Des philosophes politiques comme Hannah Arendt et Cornélius Castoriadis ont attiré l’attention sur l’utilité du modèle antique pour refaire du politique un véritable espace public."

"Tous les textes théoriques concernant la cité la considèrent comme l’entité la plus capable de répondre à tous les besoins humains, parce qu’elle est assez grande pour comprendre tous les types d’activité, mais pas trop grande au point de manquer d’unité. En outre, dans les cités démocratiques, pour réunir tous les citoyens en une seule assemblée, il ne fallait pas dépasser un certain nombre. Jusque-là, pas trop de difficultés, ni pour eux, chez qui les cités étaient indépendantes et territorialement séparées, ni pour nous, puisque le fédéralisme permet de coordonner des assemblées de taille maniable. Ce qui pose plus de problèmes, c’est la compatibilité entre l’activité politique et les autres activités, notamment économiques."

"Sur la question économique, nous avons à la fois progressé et régressé. Nous sommes capables, grâce au développement des techniques, de diminuer considérablement la durée du temps de travail nécessaire à la satisfaction de tous les besoins, et nous ne le faisons pas. La réflexion sur ce thème n’est pas propre aux anarchistes ; plusieurs livres récents montrent à quel point on pourrait s’affranchir de cet esclavage moderne. Ce qui est plus redoutable, encore une fois, c’est de savoir comment motiver l’ensemble de la population à consacrer une partie du temps ainsi libéré à l’activité d’organisation collective."


Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL 4.0.84