Débaptisation : du nouveau...

mardi 22 novembre 2011
par  K.S.
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Depuis le début de la campagne de débaptisation, la réponse des paroisses catholiques est toujours la même : quand il n’y a pas carrément refus, la seule proposition est celle d’une mention en marge de reniement – et donc d’apostasie -, jamais d’effacement.

L’Église argue que le baptême est un fait historique (sic), qu’il s’agit d’une nouvelle naissance (re-sic), d’un sacrement qui crée une marque spirituelle au caractère indélébile. Une action de Dieu que l’homme ne peut modifier. Et d’ajouter [1] : « En conséquence, celui qui revient à la foi chrétienne n’est pas baptisé de nouveau parce qu’il a déjà été baptisé. »

Mais voici un fait nouveau :

Le 6 octobre 2011, le Tribunal de Grande Instance de Coutances (Manche) a rendu un jugement qui risque de faire jurisprudence et d’avoir des répercussions bien au-delà de la région normande.

Résumé de l’affaire :

Baptisé tout enfant à l’initiative de ses parents, Monsieur X demande, comme l’ont fait avant lui un certain nombre d’autres personnes, à ne plus figurer dans les registres de baptêmes de l’Église catholique. Il obtient en réponse, comme tant d’autres également, que soit portée en regard de son nom la mention « a renié son baptême ». Ce qui ne lui convient pas, car alors il est considéré comme apostat, fait qui peut se révéler, à certains moments de l’histoire assez dommageable, et même dangereux pour sa vie privée.

Le Tribunal a considéré que le fait d’avoir été baptisé constitue un évènement intime, et que donc l’Église ne peut en conserver une trace publique sans atteinte à l’article 9 du Code Civil protégeant la vie privée. Le tribunal a donc conclut : « L’existence d’une mention de ce baptême sur un registre accessible à des personnes tierces à l’individu concerné (...) constitue en soi une divulgation de ce fait qui porte par conséquent atteinte à la vie privée de l’intéressé  » .

L’évêque de la Manche a été condamné sous astreinte à faire définitivement sous les 30 jours, toute mention de ce baptême par un surlignage à l’encre noire indélébile ou par tout autre moyen.

Évidemment, l’affaire peut aller jusqu’en appel ou en cassation. Mais une référence à ce jugement peut figurer dans les demandes de débaptisation.
Alors que l’Église catholique, jamais assoupie, s’engouffre dans les multiples failles ouvertes dans la laïcité établie par la loi de 1905, il est utile de lui faire savoir que les baptisés ne sont pas forcément au nombre de leurs ouailles.

Pour travailler cette question, on peut se rendre sur le site « Athéisme
L’homme debout » qui propose un article très complet (http://atheisme.free.fr/Themes/Deba...).

Éventuellement, pour simplifier sa démarche, on peut trouver un modèle de lettre sur http://debaptisation.amicaleathee.o....

Penser libre faisait le point en février 2010 (http://penselibre.org/spip.php?arti... en qualifiant le baptême selon l’Église de « tatouage spirituel en quelque sorte ».

SKS



Brèves

24 juillet 2013 - Jacques Prévert :

"Les religions ne sont que les trusts des superstitions."
(Spectacle /1952)

26 juin 2013 - Ne pas oublier Amina :

Pétition :
http://www.avaaz.org/fr/petition/FR...
et articles http://penselibre.org/spip.php?arti.

24 mai 2013 - Religion modérée...

"Une religion est modérée lorsqu’elle n’a pas de bras armé ; ou quand elle cesse d’y recourir. Ou (...)

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