Sous couvert de "liberté religieuse" :
une reconnaissance des cultes

par K.S.

L’UFAL [1] épingle à juste titre dans un article du 7 mars dernier [2] la mise en place de « Commissions Départementales de la liberté religieuse » conformément à une circulaire ministérielle du 21 avril 2011. Au prétexte de liberté religieuse il s’agit en fait, en vue de « favoriser le libre exercice des cultes » d’instaurer officiellement un dialogue et une collaboration entre les pouvoirs publics et certains cultes – les non croyants et d’autres cultes n’étant pas représentés.

Bien évidemment, une telle disposition est totalement contraire à l’esprit comme à la lettre de la Loi de 1905.

En effet, faut-il le rappeler, dans l’article 1er on lit :
« La République assure la liberté de conscience  » et donc la liberté de croire comme de ne pas croire. « Elle garantit le libre exercice des cultes…  » ce qui n’implique pas plus, et surtout pas une reconnaissance, puisque, l’article 2 énonce :
« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte... » or l’existence d’une telle commission est une reconnaissance de fait, qui pourra être suivie d’un financement.

SKS