Signature du Parc national des Calanques
Enfin… oui mais…
Article mis en ligne le 25 avril 2012

par K.S.
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Le mercredi 18 avril 2012, après une douzaine d’années de travaux préparatoires, d’avancées et de reculs, le parc national des Calanques vient officiellement de naître, avec la signature du décret par le Premier ministre.

Le Parc national des Calanques est donc le dixième parc national français et le premier parc national périurbain. Aux portes mêmes de Marseille avec ses 800 000 habitants, il devrait concilier à la fois la protection de plus de 90 sites archéologiques, de nombreuses espèces protégées et/ou endémiques, animales et végétales, et d’importantes stations géologiques, certaines uniques en Europe ou au monde, avec le maintien réglementé d’usages traditionnels : cabanonniers, randonneurs, grimpeurs, pécheurs, chasseurs…

A ce sujet, comme le font remarquer des associations de défense des espèces animales, si les grimpeurs se voient, à juste titre, restreindre l’accès à certaines parois, si les promeneurs seront invités à limiter leurs cueillettes, les chasseurs pourront continuer la chasse aux gluaux [1], interdite par la législation Européenne mais encore autorisée sur la région PACA. Cette pratique cruelle et non sélective condamne chaque année des dizaines de milliers d’espèces protégées, mésanges, rouges-gorges, accenteurs, etc…

Ceci n’étant qu’un exemple de dérogation…

Il faut donc continuer à lutter pour que les exceptions ne compromettent pas gravement l’ambition du Parc national de préserver le site des calanques. Sans doute faudra-t-il dialoguer, persuader et non seulement interdire.

Alors, restons vigilants, la création du Parc national est une étape, importante certes, mais qui ne sera efficace qu’avec l’adhésion d’un maximum d’usagers et de visiteurs ainsi que des institutions publiques à la protection de ce site unique.

SKS

Notes :

[1Ce mode de chasse, relevant en fait du braconnage, consiste à piéger les passereaux et autres petits oiseaux sur de la glu posée sur des branches. L’animal meurt lentement et n’importe quelle espèce, même protégée, peut être prise.


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