Héritage napoléonien
Article mis en ligne le 5 juin 2012

par K.S.
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Au maire de Strasbourg, Roland Ries, qui affirmait en février que la très grande majorité des Alsaciens et Mosellans soutenaient le système concordataire, des universitaires strasbourgeois répondent par un appel lancé dans la presse nationale et régionale, « Pourquoi nous sommes alsaciens, laïques et contre le concordat ».

Alfred Wahl, historien [1], dans un entretien accordé à Rue89, réfute une spécificité de l’identité confessionnelle alsacienne et rappelle que « les églises et les temples y sont aussi peu fréquentés que dans le reste de la France ». Il estime que le Concordat [2] a contribué à entretenir l’animosité entre Protestants et Catholiques.
« L’ordre du jour, c’est que la religion, de façon générale, devienne une affaire strictement individuelle… La laïcité constitue la meilleure garantie de paix entre les religions ! Dans le système scolaire, le système concordataire apparaît comme une véritable entrave aux droits de l’homme, avec ses cours de religion obligatoires (il faut demander une dérogation pour ne pas y assister) dans les établissements scolaires publics. »

On pourra lire l’intégralité de l’article sur : http://www.rue89strasbourg.com/inde....

SKS

Notes :

[1Alfred Wahl, Histoire des conflits entre catholiques et protestants en Alsace (1860-1940).

[2Le régime concordataire en Alsace-Moselle, élément du droit local alsacien et mosellan, reconnaît et organise les cultes catholique, luthérien, réformé et israélite. Issu du concordat de 1801 signé par Napoléon Bonaparte, il n’a été abrogé ni par l’annexion allemande en 1870 ni par le retour à la France en 1919.


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