Utopie ? Divergences...
Article mis en ligne le 1er septembre 2012
dernière modification le 16 juillet 2012

par K.S.
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Voici deux perceptions contradictoires de l’utopie, et qui sont à même d’alimenter la réflexion.

Selon d’Éric Hazan & Eyal Sivan présentant leur livre "Un État commun entre le Jourdain et la mer" :

«  Il faut choisir : une utopie ne peut pas être une menace — et si l’État commun constitue une menace, c’est qu’il n’est pas une utopie.  ».

Selon Jacques Ellul :

" On a un beau plan, qui est utopique, et on en reste là, parce qu’il n’y a jamais aucune action concrète, aucune tactique qui engage sur le chemin de la réalisation. L’utopie, c’est l’achèvement de la mort de l’homme." »

Ces citations sont tirées de deux très intéressantes notes de lecture de la Revue internationale libertaire Divergences de Juillet 2012 (rubrique « Livres, revues… »), références et extraits ci-dessous :

- « Un État commun entre le Jourdain et la mer » d’Éric Hazan & Eyal Sivan (Ed. La fabrique) à lire sur (http://divergences.be/spip.php?arti...)

« Il faut en finir avec l’idée de la partition et la remplacer par celle du partage de ce pays, sa mise en commun entre tous ceux qui y habitent et qui en deviendront les citoyens libres et égaux. Le partage, loin de représenter une utopie, est la seule solution réaliste et réalisable car elle correspond à la situation actuelle dans le pays.
Fait étrange, cet État commun est présenté tantôt comme une utopie — face à la solution « réaliste » qui n’a pas avancé d’un pouce en trois quarts de siècle — et tantôt comme une grave menace. Il faut choisir : une utopie ne peut pas être une menace — et si l’État commun constitue une menace, c’est qu’il n’est pas une utopie.
Aujourd’hui, le thème de One State, de l’État commun, est discuté dans le monde entier y compris en Israël. Il est grand temps que le public français, tenu jusqu’ici soigneusement à l’écart, puisse être informé des termes d’un si crucial débat. »

- « Jacques Ellul. L’homme qui avait (presque) tout prévu » de Jean-Luc Porquet (Ed. Cherche Midi) par Christiane Passevant à lire sur (http://divergences.be/spip.php?arti...)

« Chercheur et penseur atypique, Jacques Ellul l’est certainement avec la volonté d’assumer ses contradictions et, toute sa vie, d’essayer « autre chose ». Il a analysé les implications des découvertes technologiques, en a prévu et anticipé les conséquences graves, les crises alimentaires, le réchauffement climatique, la pollution et les dangers de l’enfouissement des déchets nucléaires. Son influence est notoire sur le mouvement écologique, dont il est l’un des précurseurs, de même qu’il est à l’origine de l’idée de décroissance. »

« Jacques Ellul n’a pas de grand projet révolutionnaire, il s’en méfie. " On a un beau plan, qui est utopique, et on en reste là, parce qu’il n’y a jamais aucune action concrète, aucune tactique qui engage sur le chemin de la réalisation. L’utopie, c’est l’achèvement de la mort de l’homme." »


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