"La Nature n’est pas notre patrimoine"
Article mis en ligne le 1er août 2012

par K.S.
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Sur le site de la CVN (Convention Vie Nature) deux articles particulièrement intéressants de Gérard Charollois, intitulés, l’un "La Nature n’est pas notre patrimoine" (Texte intégral sur http://www.ecologie-radicale.org/in...), l’autre "Des hommes et des espèces" (Texte intégral sur http://www.ecologie-radicale.org/in...).

Voici quelques extraits :

"La Nature n’est pas notre patrimoine"

En France, le législateur édicta le 10 juillet 1976, une loi portant protection de la nature dont l’article premier énonce : « Il est du devoir de chacun de veiller à la sauvegarde du patrimoine naturel dans lequel il vit ».

Le patrimoine se définit comme une universalité de droits rattachée à une personne.
Pour les parlementaires Français et nombre de gens bien intentionnés, dire que la nature constitue le patrimoine de l’humanité apparaît positif, progressiste, éclairé.
Il n’en est rien. [...]

Le patrimoine appartient à un maître qui peut en disposer librement, à sa guise en vendant, donnant, détruisant ses propres biens.
Or, la nature n’appartient pas à l’homme.
Elle ne vaut pas eu égard à son utilité à une espèce élue, ne lui offre pas un décor et des ressources.
Elle vaut par elle-même et pour elle-même.

Elle est bien davantage qu’un patrimoine disponible. Elle est la vie primant sur toutes les autres valeurs. [...]

Oui, la nature a un droit : celui de ne pas disparaître.


"Des hommes et des espèces"

Parmi les faux débats promus par les tenants de l’humain espèce élue, se pose la stupide question du « Propre de l’homme ».
Les penseurs traditionalistes, dans une quête puérile de cette frontière, cette rupture irréductible au sein du vivant, invoquèrent le culte des morts, la capacité d’esthétiser le monde par l’art, l’empathie, le libre arbitre.

Au fur et à mesure où l’anatomie, la physiologie, puis l’éthologie, la génétique, la paléontologie, révélaient des similitudes et concordances contrariant les certitudes des « révélations », les anthropocentristes reculaient les remparts abritant leur dogme : « l’homme n’est pas un animal ».
Or, à l’évidence, l’humain est un animal et tout scientifique contemporain doit en convenir.

Désormais, la chose est entendue et il fallait déplacer la frontière.
« Animal ! Oui, mais pas comme les autres ».

Y aurait-il donc des animaux « comme les autres » ? [...]

Il y a bien un « propre de l’homme », mais il y a tout autant un propre du loup, du balbuzard pêcheur, de la sterne arctique.

L’humain domine la planète grâce à son cortex.

Et après ?

Cela lui confère des droits, notamment de se défendre et d’assurer son bien-être, mais lui impose aussi des devoirs inhérents à la maîtrise qu’il acquiert.


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