Albert Camus contre la peine de mort
Article mis en ligne le 9 octobre 2012

par K.S.
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Albert Camus, Réflexions sur la guillotine.

Le 1 avril 2010 sur le blog de Dalloz, Droit et culture, paraissait un article de Thibault de Ravel d’Esclapon
 [1], intitulé : « Relire Camus : réflexions sur la guillotine ».
L’auteur y rappelle que « l’auteur de La Peste publiait en 1957 un petit essai consacré à cette question cardinale dans la vie du philosophe qu’est celle de la peine de mort. Ces Réflexions sur la guillotine parurent la même année dans une seconde livraison accompagnée des textes d’Arthur Koestler et de Jean Bloch-Michel. » [2]

Le point de départ de l’engagement de Camus est personnel : Lucien Camus, le père de l’écrivain, était allé assister à une exécution capitale. Il en était revenu bouleversé et révulsé, cette expérience traumatisante changeant totalement sa position sur la peine de mort. Le fait était resté dans les annales familiales. Albert Camus en parle avec pudeur et sensibilité dans Le Premier Homme.

Dans Réflexions sur la guillotine, Camus argumente « de l’intérieur », en s’attaquant aux justifications traditionnellement avancées à propos de la peine capitale.

L’ensemble de l’article de Thibault de Ravel d’Esclapon reprend avec la précision du juriste – mais pas seulement- les Réflexions du philosophe.

A lire dans son intégralité en document joint ci-dessous.

Ève Morisi, Albert Camus contre la peine de mort.

Plus récemment, en 2011, est parue une étude très fournie d’Ève Morisi, Albert Camus contre la peine de mort [3]. Dans ses 352 pages, l’auteure réunit un ensemble de textes, dont certains inédits, qui permettent de retracer la lutte sans repos d’Albert Camus pour « sauver les corps » de la peine de mort. D’autre part, dans son essai La peine de mort dans les romans de Camus, elle fait apparaître ce grave sujet au travers de l’œuvre littéraire de Camus.

L’accumulation des démarches de Camus donne par ailleurs une idée assez forte du potentiel de destruction des vies humaines par les institutions étatiques.

Enfin, on saura gré à Ève Morisi de la façon dont elle laisse pleinement la parole à Albert Camus, proche en cela de la démarche de Lou Marin dans Albert Camus et les libertaires [4].

SKS

Notes :

[1Juriste, ATER à l’Université de Strasbourg – Centre du droit de l’entreprise.

[2Camus, Réflexions sur la guillotine, Folioplus « Philosophie ».

[3Ève Morisi, Albert Camus contre la peine de mort, Gallimard, septembre 2011, avec le soutien d’Amnesty International.

[4Lou Marin, Albert Camus et les libertaires, Égrégores Éditions, septembre 2008.


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