Face à une société coupable.
Article mis en ligne le 4 décembre 2012
dernière modification le 24 novembre 2012

par K.S.
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Extraits de la lettre hebdomadaire de Gérard CHAROLLOIS, du 18 novembre 2012, sur : http://www.ecologie-radicale.org/in... :

"Pendant que les associations de protection des animaux et de la nature, les mouvements politiques écologistes se querellent ou au mieux s’ignorent, la corrida, la chasse à courre, les élevages concentrationnaires, les abattages cruels imposés par les superstitions, les pesticides, les NOTRE DAME DES LANDES et lignes à très grande vitesse, et autres infrastructures dévastatrices pour la nature perdurent à tisser leur œuvre de mort.

Il y a les plus purs qui épurent, les timorés qui pactisent, les opportunistes qui se placent dans les palais nationaux et la vaste nébuleuse VERTE, riche de tant de diversité, se disperse et s’épuise en vains combats fratricides.

Que nous ne soyons pas monolithiques, tous pourvus des mêmes connaissances, de la même sensibilité, tous parvenus au même degré d’appréhension de l’unité profonde du vivant ne devraient pas nous distraire du vrai combat : celui du biocentrisme.

Ici et maintenant, les animaux sont torturés au nom du profit et des traditions. La nature est expulsée au nom du développement, de la croissance et des petites affaires entre copains coquins. Les lobbies, ces chancres qui putréfient la démocratie, les firmes multinationales, des élus ringards, des citoyens anesthésiés et devenus sujets du Marché tuent, polluent, déménagent le vivant dans l’indifférence coupable de trop de gens qui ne s’alarment que lorsque leur « environnement » personnel est affecté.

Arrêter ces massacres, cesser de mépriser les êtres vivants et la biodiversité sont des défis formidables méritant l’unité de tous ceux qui sont éveillés et qui mesurent l’ampleur des crimes de l’homme, animal cupide, animal cruel."

"COPERNIC, GALILEE, NEWTON apprirent aux hommes à ne plus chercher la vérité dans les mythes, mais en lisant le grand livre du monde.

Avec eux, la connaissance échappa au religieux qui se trouva confiné à la sphère intime pour la fraction de populations nécessitant ce soutien.

Ce qui accéda, avec cette rupture historique, au centre des valeurs, des préoccupations : ce fut l’homme.

Les études, les observations, les intérêts sont devenus humanisme et l’humanité devint la nouvelle divinité."

"Nous voulons franchir une nouvelle étape et mettre le vivant, humain et non-humain, au centre des valeurs.

Non pas abaisser l’homme mais élever l’ensemble des êtres vivants au rang d’altérité."

"Après le temps de la théocratie et après celui de l’humanisme, construisons la société biocentriste."

"Il est acquis, pour trop de nos contemporains, que tout animal non-humain n’existe que pour fournir sa viande ou pire pour permettre aux monstres sadiques de torturer, mutiler, assassiner en toute bonne conscience.

Il est tellement lucratif de détruire les forêts, les espaces naturels pour croître et spéculer à l’infini.

Alors, ceux qui osent énoncer qu’un animal n’est pas une chose mais un être vivant doté d’une sensibilité, ceux qui entendent défendre la nature non pour son utilité mais parce qu’elle est, sont des empêcheurs de jouir du sadisme ordinaire et de spéculer sur les grands aménagements, mines de sordides intérêts très privés."


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