Deux hommes
De Léo Campion

poème de Léo Campion


par K.S.

Le premier était un sauvage ;

Le cul nu comme aux premiers âges,

Il ignorait tout habillage.

Le second, un civilisé,

Uniforme vert-de-grisé,

Se coiffait d’un casque évasé.

Tandis que l’insouciant sauvage,

Mollement couché sur la plage,

S’offrait aux solaires bronzages,

Le raffiné civilisé,

Lui, se terrait, terrorisé

A l’idée d’être atomisé.

Voletant autour du sauvage,

Des oiseaux bleus au gai ramage

Chantaient et lustraient leur plumage,

Devant que le civilisé

Par Gribouille supervisé

Mettait au point une fusée.

Le premier était un sauvage,

Le second, un civilisé.

Léo Campion


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