sur "A Contretemps"

dimanche 17 mars 2013
par  K.S.
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Lors de la nomination d’un nouveau pape, il est paraît-il d’usage, en souvenir de la Papesse Jeanne, de vérifier l’identité sexuelle de l’heureux élu. Selon certaines sources grossièrement anticléricales – et donc nous n’y orienterons pas les lecteurs - le nouveau pontife montait sur un trône haut placé sur une estrade, le saint siège (on nous pardonnera le choix des mots) étant percé… Il pouvait ainsi être constaté que « Duos habet et bene pendentes ».

Le site très intéressant et documenté « A Contretemps – Bulletin de critique bibliographique » publie un texte succulent dans lequel B.Traven raconte une coutume similaire en usage chez les indiens du Mexique. Mais il ne s’agissait pas de vérifier l’identité sexuelle du nouveau cacique.

Voici le début de l’histoire :

« Administration indienne et démocratie directe

A l’occasion de la fête d’investiture, pendant que les cloches sonnent, on fait brûler des feux d’artifice. Il y a de la musique, les gens dansent dans un vacarme joyeux. Le nouveau chef élu est, devant le portail du cabildo, présenté par les délégués de sa tribu au chef sortant et à ses conseillers. Avec cette présentation est terminé l’examen des documents électoraux.

Le chef sortant fait un discours, rédigé sous forme de poésie, en langue indienne vraisemblablement très ancienne. Le nouveau chef y répond avec modestie et courtoisie. Son discours est également formulé en langue indienne et utilise des rimes qui ont très probablement été prévues pour ce genre de cérémonie il y a mille ans ou davantage.

Quand après de nombreux cérémonials le bâton lui est enfin remis, on apporte une chaise. Cette chaise est basse. Elle est faite d’un bois aux entrelacs multiples, ressemblant à du raphia. Le siège est percé à la dimension d’un postérieur d’homme.

Au milieu des rires, des joyeux quolibets et des plaisanteries grivoises des hommes qui assistent en foule à la cérémonie, le nouveau chef abaisse à demi son pantalon de coton blanc et pose son derrière dénudé sur l’ouverture de la chaise. Il tient dans sa dextre le bâton d’ébène à pommeau d’argent représentatif de sa fonction et siège, plein de dignité, le visage tourné vers les hommes de la nation rassemblés devant lui… »

Intégralité du texte sur :

(->http://acontretemps.org/spip.php?article99].


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