"La Lettre de Brignoles"
Article mis en ligne le 16 avril 2013

par K.S.
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Les Réfractaires non-violents à la guerre d’Algérie ont un site : http://www.refractairesnonviolentsa...

La page d’accueil en fait cette présentation :

« Pourquoi ce site ?

Le temps s’est écoulé, les archives s’ouvrent et les mémoires se réveillent, par la parole et par l’écrit, pour raconter la lutte anticolonialiste et le soutien au peuple algérien. Cependant, une lutte bien particulière menée au sein de l’Action civique non violente n’a pas encore été racontée entièrement. Certes, l’engagement était individuel et les motivations très diverses (insoumission, désertion, objection de conscience, anticolonialisme, etc.), mais l’ACNV a su fédérer un certain nombre de jeunes réfractaires à cette guerre et des personnes se déclarant « solidaires », qui demandaient l’instauration d’un service civil en Algérie.

Ce site va raconter l’histoire de femmes et d’hommes qui, un jour, dirent non en désobéissant civilement lors des premières, grandes et petites, manifestations collectives non violentes en France, manifestations qui aidèrent à la prise de conscience d’une population anesthésiée par le colonialisme. Nous ne fûmes pas les seuls à combattre, mais nous pensons que nos moyens de lutte furent originaux.  »

En juin 2003, la plupart de ces réfractaires à la guerre d’Algérie et une partie des « solidaires » qui les avaient accompagnés s’étaient retrouvés sur le Causse noir face au Larzac, près de Millau. C’est là, à ce moment, que fut prise la décision de témoigner.
Ainsi naquirent le livre et le film « Comme un seul homme ».

Et la Lettre de Brignoles ?

Des objecteurs de conscience se retrouvent, en 1964, après la prison et pour certains l’exil - conséquences de leur refus de la guerre d’Algérie - au camp de la Protection civile à Brignoles (Var) pour y effectuer leur service national.

Leurs soutiens se sont démobilisés. « L’Action Civique Non-Violente s’est éloignée de notre situation, considérant qu’en ce qui la concernait, elle n’avait plus à intervenir et Louis Lecoin, pour sa part, a vu les objecteurs, qui lui devaient leur liberté, s’éloigner de ses positions.  »

Et de ce fait, la question de se doter d’un outil de communication se pose. Mais comment créer un journal alors que le camp est situé dans une forêt, les objecteurs habitant sous tente, sans avoir d’électricité. Le limographe, utilisé dans les écoles Freinet, puis en Mai 68, va résoudre ce problème technique, grâce à l’extrême simplicité de son usage, la réalisation d’un bulletin.

« La Lettre de Brignoles va permettre de rassembler et de former les contingents suivants sans que la Protection civile n’y mette son nez »

Voilà un témoignage passionnant des luttes pour l’objection de conscience, car, on le verra dans ces textes très vivants, tout ne s’arrêta pas avec l’obtention du statut.

Un site de grande qualité à visiter et à faire découvrir.


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