Breveter le vivant ?
Article mis en ligne le 24 avril 2013

par Léonore
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Ainsi que le signale Avaaz [1], Monsanto, qui a déjà offert au monde des poisons tels que l’agent orange et le DDT, ne désarme pas et tente encore et encore de breveter nos fruits et légumes de tous les jours. Les agriculteurs pourraient être poursuivis en justice s’ils ne se fournissaient pas en semences auprès de la firme, laquelle tiendrait ainsi en mains toute l’alimentation mondiale.

Image avaaz

Monsanto, en situation de quasi-monopole, possède les brevets de 96% des semences génétiquement modifiées plantées aux États-Unis. L’entreprise affirme que ses produits restent les moins chers, mais les agriculteurs sont souvent incités à signer des contrats de plusieurs années ; par la suite, le prix des semences, qu’ils doivent racheter chaque saison, augmente. De plus, ils doivent utiliser plus d’herbicides pour se protéger des mauvaises herbes devenues ultrarésistantes. En Inde, la situation est si grave qu’une zone de culture du coton a même gagné le triste surnom de « région du suicide » ; là-bas, des dizaines de milliers de fermiers pauvres se sont suicidés pour échapper à leurs dettes.

Aujourd’hui de nombreux militants et des agriculteurs européens, brésiliens, indiens et canadiens résistent et pourraient gagner leur combat.

Il est donc encore possible, notamment pour l’Europe, de bloquer les projets de Monsanto.

Une pétition est en ligne :

http://www.avaaz.org/fr/monsanto_co...

Léonore

Notes :

[1Avaaz, mot qui signifie “voix” dans plusieurs langues d’Asie, du Moyen-Orient et de l’Europe de l’Est, est une organisation non gouvernementale internationale de cybermilitantisme fondée en 2007.


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