Sur le site du Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire

par K.S.

Un article de la chercheuse en histoire Laure Murat [1], daté du 8 juin 2013 rejoint les préoccupations des penseurs libres avec ce titre :
« " L’État n’a pas plus à définir la "vérité historique" que la "vérité scientifique" »
Il s’agit d’un texte initialement écrit pour les Assises citoyennes pour l’hospitalité en psychiatrie, Villejuif, 31 mai-1er juin 2013, et dont on pourra lire l’intégralité sur http://www.collectifpsychiatrie.fr/....

Quelques extraits :

« N’étant ni médecin, ni psychiatre, je n’ai aucune qualification pour me prononcer sur l’autisme. Mais je suis professeure à l’université et le rapport aborde précisément l’enseignement et la recherche, domaines sur lesquels je me concentrerai, en prenant soin de distinguer le discours implicite du discours explicite – la langue de la bureaucratie requérant d’autant plus d’attention du point de vue rhétorique que sa médiocrité poétique, souvent lénifiante, est, contrairement à ce qu’on pourrait croire, très élaborée et très signifiante politiquement. »

« Y aurait-il une bonne et une mauvaise ingérence ? Ou est-ce l’ingérence qu’il faut condamner par principe ? Ces questions me semblent facilement transposables à l’objet qui nous occupe. Car l’État n’a pas plus à définir la " vérité historique" que la "vérité scientifique". »

« En parvenant – car c’est une manière de tour de force – à ne citer ni la psychanalyse, ni la psychothérapie institutionnelle, le rapport entérine, comme une évidence, leur disparition de fait dans le paysage intellectuel. »

« Le plébiscite exclusif des sciences cognitives et comportementales du Troisième Plan Autisme me paraît comparable à ces oukazes officiels en ceci qu’il impose une orientation scientifique qualifiée de seule « positive », et limite ainsi la recherche c’est-à-dire l’appauvrit. »