Anselme Bellegarrigue
Sur Anarchisme et non-Violence 2
Article mis en ligne le 17 août 2013

par K.S.
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« Quand le peuple aura bien compris la position qui lui est réservée dans ces saturnales qu’il paie, quand il se sera rendu compte du rôle ignoble et stupide qu’on lui fait jouer, il saura que la révolution armée est une hérésie au point de vue des principes ; il saura que la violence est l’antipode du droit […], il fera sa révolution à lui, par la force unique du droit : la force d’inertie, le refus de concours. » (Anselme Bellegarrigue,1848, XXII).

Michel Perreaudeau est l’auteur d’un livre récent consacré à Anselme Bellegarrigue (1813-vers 1869) [1] et signe sur Anarchisme et non-Violence 2 un très intéressant article (mis en ligne le 14 août 2013), qui met en lumière ce "pionnier de l’anarchie".

Entre autres libertaires refusant la violence comme moyen révolutionnaire, Michel Perreaudeau cite notre ami André Arru :

« Nous avons vu des révolutions se transformer en dictatures, d’ex-révolutionnaires prendre le pouvoir et devenir des tyrans, d’ex-victimes devenir à leur tour des bourreaux. » (La Libre Pensée des Bouches-du-Rhône, n° 49, 1981).

Tout l’ensemble de l’article est à retenir et à lire sur http://anarchismenonviolence2.org/s.... En voici quelques extraits :

« Il est l’auteur d’un essai, Au fait, au fait !! Interprétation de l’idée démocratique, écrit à la suite des journées de février 1848, et d’une revue, L’Anarchie, Journal de l’Ordre, qui n’eut que deux numéros, en 1850. Il fut un ardent défenseur de l’individu – cinquante ans avant que Stirner soit traduit en France ! – un promoteur du municipalisme, un défenseur de la révolution sans violence. »

[…]

« Bellegarrigue, dans tous ses écrits, rappelle que le peuple ne gagne aucune indépendance à s’engager dans un rapport de force, armé. Ce sont surtout la connaissance et la maîtrise de la loi ainsi que le refus de servir de caution au système, en ne participant pas aux élections, qui peuvent lui être d’une aide déterminante. »

[…]

« Le vote, apparence de liberté et de bien-être, dépouille l’homme de sa souveraineté et le place en esclavage, au même titre que la violence armée. Si le vote est une conquête, elle est la plus perverse. Si le vote est un droit, il est le plus aliénant. »

Notes :

[1Michel Perreaudeau, Anselme Bellegarrigue – le premier des libertaires, Les Editions libertaires, novembre 2012, 304 p.


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