« Les luttes de quartiers à Barcelone dans les années trente
L’histoire de ceux "qui n’ont pas fait l’histoire" »
Article mis en ligne le 1er avril 2014

par K.S.
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Sur le site des Giménologues, un article daté du 18 mars 2014, intitulé

« Les luttes de quartiers à Barcelone dans les années trente
Ou l’histoire de ceux "qui n’ont pas fait l’histoire" »
à propos du livre de Pere López Sanchez

Rastros de rostros en un prado rojo (y negro)
Las casas Baratas de Can Tunis en la revolución social de los años treinta

Quelques extraits :

Pere López (né à Barcelone en 1956) a reconstitué l’histoire collective d’un quartier, celui des Casas Baratas de Can Tunis ou Prat Vermell à Barcelone. Ces maisons, construites dans la fièvre de l’Exposition Internationale de Barcelone en 1929, furent les protagonistes du développement du mouvement ouvrier de la capitale catalane.

« Des maisonnettes grandes comme des boîtes d’allumettes ou des boîtes de sardines, l’isolement par rapport au centre-ville, le manque d’équipements, etc., étaient des facteurs qui favorisaient et renforçaient cet esprit de communauté en lutte. »
[…]
« Les " maisons pas chères" furent construites par le patronat au moment de l’exposition universelle de 1929 à Barcelone, pour virer les pauvres qui s’incrustaient dans des baraques au flan de la colline de Montjuïc, et les rapprocher des entreprises (textile, métallurgie, construction) qui se trouvaient déjà à Can Tunis.
Les familles relogées dans 500 petites maisons basses, serrées les unes contre les autres, sans école, sans centre de soins, sans hygiène (mais aussi – par chance – sans église ni caserne de la Guardia civil), firent en sorte de s’approprier immédiatement cet inhospitalier recoin à coup de solidarité et d’action directe. »

[…]

« L’intérêt est de savoir comment les gens du commun sont capables de faire une révolution sociale, et cet événement ne se produit pas en un jour. Il est donc important de parcourir l’itinéraire qu’ils ont suivi pour en arriver à un tel engagement total. »

[…]

« Un autre signe distinctif de leurs luttes réside dans cet “être ensemble”, enraciné dans le quartier. J’ajoute qu’ils se soucièrent particulièrement de lier les améliorations matérielle et morale. Et la morale à leurs yeux c’était d’être affranchis (insoumis, dira-t-on plus tard), maîtres de leurs actes et de leurs pensées. C’est pourquoi ils se consacrèrent à l’auto-apprentissage collectif et mirent en pratique une autre conception de la santé (l’OSO disposait déjà d’une spécialisation en médecine naturiste et homéopathie). C’est pourquoi ils s’investirent dans le “théâtre prolétarien” de leur Ateneo (la première pièce qu’ils présentèrent fut précisément Tierra y Libertad) et dans des débats publics où, en plus d’aborder les questions les plus urgentes (par exemple la question de l’eau coupée en guise de représailles lors de la grève des loyers), ils évoquaient ce que pourrait être la société future. »

L’intégralité du texte, vraiment très intéressant, est à lire sur : (http://www.gimenologues.org/spip.ph...).


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