Le sabre et le goupillon, toujours d’actualité
Article mis en ligne le 19 avril 2015

par K.S.
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Trouvé sur le site du Diocèse aux armées un article parfaitement obscène intitulé « Le soldat face à la mort » (http://www.dioceseauxarmees.catholi...) dont voici le début :

« Spiritualité des Armées

LE SOLDAT FACE À LA MORT – II

A vrai dire, le soldat ne sait pas ce qu’est la mort. Avant de vivre dans sa chair la mort de son frère d’armes, il a peut-être gardé dans sa mémoire le décès de sa grand-mère. Peut-être a-t-il été le témoin d’un accident mortel. Sans doute a-t-il vu des films où l’on mourait d’une façon ou d’une autre. Ce bagage " expérimental " lui permet d’avoir une vision de ce que signifie décéder ou mourir, mais ce n’est là qu’une vision. Si le soldat n’est pas croyant, il pense que la mort c’est la fin de tout, qu’il n’y a pas de transcendance, que tout disparaît dans la non-existence, que c’est une fin définitive, irréversible. S’il est croyant (chrétien, juif, bouddhiste ou musulman), il est plutôt convaincu que mourir est une étape, un passage d’une vie à une autre : pour certains il s’agit de la Résurrection, pour d’autres de la réincarnation, pour d’autres encore d’une sorte de nirvana, de grand renouvellement, de jugement dernier, etc
(8). Toujours est-il que quelle que soit la religion d’appartenance du soldat, celui-ci croit à un au-delà de la mort ou suppose du moins qu’après la mort il y a " quelque chose ".

(Dessin évidemment placé par ’Penser libre’ et non par le site du Diocèse aux armées)

Un moment survient pourtant où l’on « touche » la mort de près. Quelquefois, avant même que la mort n’opère son office lugubre, les combattants ont le pressentiment de son imminence :
" Tous les commandos n’étaient pas croyants, se souvient le père de Naurois, en tout cas pas tous pratiquants, mais à la veille d’une grande opération, par une sorte de gravité ou de regain de foi, ils vinrent en nombre à la messe qui précéda l’embarquement. Pendant cette période, il n’est pas exagéré de dire que chacun vécut une profonde expérience spirituelle, étrangère à ceux qui n’ont pas fait la guerre. Il est même incompréhensible à celui qui ne l’a pas vécu de concevoir quelle transformation opère sur l’homme un commerce quasi quotidien avec la mort. Et la mort allait être au rendez-vous, pour beaucoup d’entre eux, le matin du 6 juin 1944 et lors des campagnes de Normandie et de Hollande qui suivraient... (9) " .

J’ai vécu une expérience semblable pendant la guerre du Golfe, la veille de l’offensive terrestre, quelques heures avant d’entrer en Irak : " En fin de matinée, je célèbre une messe, peut-être une dernière pour certains d’entre nous. Il y a beaucoup de monde. Tout le monde prie en pensant sûrement à ceux qui sont restés en France : femme, enfants, parents, amis. Je parle de la vie, du Christ le Vivant qui nous la donne. Je parle de l’amour que nous découvrons ou redécouvrons dans des situations comme celle-ci. Beaucoup communient avec joie. Quelques-uns ont un visage crispé. (10) " .

Richard KALKA

Intégralité du texte incluant les notes en document joint ci-dessous pour éviter à nos visiteurs et visiteuses de se rendre sur ce site toxique (cependant l’adresse en est donnée ci-dessus).


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