Fille aînée de la sainte Église romaine...
(Marie, bien rancunière)
Article mis en ligne le 29 octobre 2015

par K.S.
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Le baccalauréat ès sciences suffisant désormais pour les écoles et pour la médecine, les incapables, les ignorants, les curieux, se précipitèrent dès la quatrième dans Ia porte ouverte à leur paresse : l’horreur naturelle qu’un mauvais écolier a du grec et des vers latins acheva la déroute, et les établissements de l’État, à la grande honte des maîtres un peu clairvoyants, se repeuplèrent d’élèves à qui l’on faisait espérer, par l’étude prématurée des sciences, grade facile à obtenir, carrière brillante à courte échéance, honneurs et fortune..

Tout souriait à la France au-dedans et au dehors.
Elle venait d’achever l’expédition de Crimée au prix des plus grands sacrifices, mais la victoire lui restait. La Puissance russe était abaissée, et Sébastopol tombait sous nos coups le 8 septembre 1853, jour de la Nativité de la Sainte Vierge, comme si Marie se fût souvenue, au Jour de sa naissance, que de toutes les nations Ia Russie seule n’avait pas pris part à la Joie de définition de son Immaculée Conception,

Fille aînée de la sainte Église romaine, nourrie de son lait, élevée dans son sein, formée par ses soins, la France aura toujours au cœur de vivre pour la servir et de mourir pour la défendre.

Citation tirée de la Vie du Cardinal Mathieu, Archevêque de Besançon par Mgr Besson, Archevêque d’Uzès.
Bray et Retaux, Paris 1882


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