Eugenio Granell et le Pazo de Bendaña

lundi 24 juillet 2017
par  K.S.
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Le site ‘De la désobeissance libertaire’ propose, en cette période estivale, de découvrir tout à la fois un musée et un artiste, Eugenio Granell, dans la cité de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice.

« Eugenio Granell, l’homme qui aurait voulu être indien » par Charles Reeve.

Praza do Toural, au centre de la belle vieille ville de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice, on trouve l’ancestral Pazo de Bendaña qui abrite depuis 1995 un superbe choix d’objets provenant des cultures indiennes d’Amérique centrale, le tout heureusement mélangé avec des toiles de Pablo Picasso, Victor Brauner, Joan Miró, André Masson, Wifredo Lam, Toyen, Man Ray et bien d’autres. Ces collections furent léguées à la ville par le peintre surréaliste Eugenio Granell (1912-2001) ainsi que ses propres tableaux et les collages de sa femme Amparo Segarra (1915-2007). Le voyageur de passage, à la recherche d’un abri protecteur face aux bondieuseries mercantiles et aux hordes de pèlerins obéissant aux instructions de l’application gps chemindecompostelle, ne trouvera pas trace de ce lieu unique dans les guides. Ainsi, celui nommé d’après la multinationale de pneus bien connue met en garde le touriste contre les œuvres exposées dans le Musée d’art contemporain de la ville – avec un fonds, avouons-le, faible et peu intéressant – dont l’esprit « provocateur serait susceptible de déranger l’atmosphère pieuse de la ville »… On comprend d’autant mieux l’absence de référence au musée Granell !

Nous avions entendu parler d’Eugenio Fernández Granell et d’Amparo Segarra bien avant l’ouverture du lieu. Dans notre milieu restreint d’après mai 68, il y eut un cher ami qui, malgré son attitude réservée, nous a beaucoup marqués. Francisco Gómez, Paco pour celles et ceux qui le connaissaient, parlait souvent de Granell et d’Amparo, les amis qu’il visitait à Madrid et à Saint-Jacques après la « transition démocratique » du régime post franquiste (1). Paco et Granell avaient eu un parcours politique commun et avaient gardé, malgré leurs vies très éloignées géographiquement et socialement, une forte amitié. Au présent, ils partageaient une façon assez proche de regarder leur passé. Ils étaient de ces êtres qui portaient la Grande Histoire dans leur petite histoire personnelle. On l’a compris, si des guides rechignent à introduire le musée Granell auprès des pèlerins de Saint-Jacques, c’est aussi du fait que le personnage et son héritage exhalent un parfum de révolution. Celle des courants les plus radicaux et universalistes de la révolution espagnole de 1936 et de ses suites tragiques. Comme le prouvent par ailleurs les archives et la bibliothèque du musée, qui abritent une impressionnante masse de livres, documents et témoignages sur les surréalismes et les mouvements révolutionnaires du XXe siècle.

Granell est né à La Corogne en 1912 dans une famille aisée, son père était commerçant. Il vécut et étudia ensuite à Saint-Jacques-de-Compostelle.}

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