Cette guerre civile oppose deux factions militaires, l’armée menée par le général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane, aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ex-adjoint, le général Mohammed Hamdan Daglo, surnommé « Hemetti ». Les FSR sont issus des milices janjawids qui ont participé au génocide du Darfour, dans les années 2000.
Les deux factions militaires, avant de s’affronter, avaient renversé ensemble, par un coup d’Etat, le gouvernement de transition démocratique, réduisant à néant les acquis du soulèvement populaire qui, en 2019, avait fait tomber la dictature islamiste d’Omar Al-Bachir.
Les pourparlers qui se sont tenus à Genève au mois d’août 2024, sous l’égide des Etats-Unis ont échoués. Ce conflit, débuté en avril 2023, a causé la mort de plusieurs dizaines de milliers personnes. Il a forcé 11 millions d’habitants a quitté leur maison et a vu 2,3 millions d’autre personnes fuir dans les pays frontaliers. Quatre vingts pour cent des hôpitaux du pays sont détruits. Les deux forces militaires, dans leurs délires criminels, bloquent l’accès à l’aide humanitaire et ce sont environ 25 millions de personnes qui souffrent ou meurent de malnutrition. Pour les femmes et les petites filles l’horreur ne s’arrêtent pas là. D’après un rapport de l’Unicef, ce sont des centaines d’entre-elles qui ont été violées par les militaires et les paramilitaires. Beaucoup des ces enfants qui naissent suite aux viols sont abandonnés, avec peu de chance survie.
Marc
source :
https://www.unicef.fr/article/urgence-soudan-des-millions-denfants-en-danger/
https://www.hrw.org/fr/news/2024/05/09/soudan-nettoyage-ethnique-au-darfour-occidental