Selon ses propres dires, la mort n’avait pas voulu de lui. Simon Fieschi vient cette fois d’honorer le rendez-vous. Je sais, la formule est éculée, mais la peine ressentie est bien là. Avec sa figure d’enfant et ses doigts d’honneur, il éclairait ce bas monde. Une balle logée dans la moelle épinière il avait lutté pour se reconstruire et réussi à se tenir debout, marcher, non un miracle, mais un exemple. Il a assisté, debout, avec sa canne, aux procès successifs des islamistes semeurs de mort. Et puis…
Charlie lui consacre un très beau numéro [1]. Du reste, une fois n’est pas coutume, je vais me permettre d’insister : oui, lisez Charlie, un des derniers remparts de la liberté de pensée et d’expression, et de la laïcité, celle qui n’en appelle pas à « la République » ni celle à géométrie variable, tolérante pour les uns, critique pour les autres.
Léonore