Un site à découvrir : « Faune sauvage »
Article mis en ligne le 6 février 2025

par SYLKNOE

C’est grâce à La Lettre hebdomadaire de Gérard Charollois (Convention Vie & Nature) que j’ai découvert « L’Echo des terriers » sur le site « Faune sauvage » [1].
Extraits du N° 16 intitulé « Faut réguler, faut réguler… »

" Faut réguler, faut réguler… aurait pu chanter Henri Salvador. Ré-gu-ler, ils n’ont que ce mot à la bouche. La régulation comme un leitmotiv, plus encore une religion. Il n’y a pas un jour sans une déclaration sur l’impérieuse nécessité de ré-gu-ler. Qu’ils soient agriculteurs, élus, chasseurs, fonctionnaires, tous ceux qui, enfin, veulent éliminer des animaux sauvages, soulignent cette évidence d’intervenir pour maintenir les équilibres naturels. Eviter l’emballement. Le risque de perte de contrôle est un a priori, une évidence qui ne nécessite pas d’explication."

[…]
" Réguler, c’est-à-dire faire fonctionner correctement et durablement la nature. Si nous n’intervenons pas, elle va s’emballer, se déchainer, déborder, s’autodétruire -et nous avec- façon réacteurs de Tchernobyl et Fukushima. Il leur faut éparpiller, façon puzzle."
[…]
« La planète Terre n’a pas attendu l’Homme pour commencer son histoire. Depuis que la vie y est apparue, la Terre a hébergé d’innombrables espèces, qui s’y sont succédé pendant plus ou moins longtemps. Mais 99,9% des espèces qui ont vécu sur terre ont aujourd’hui disparu… en moyenne, leur passage sur terre ne dure que quelques millions d’années. Si l’histoire de la terre s’écrivait dans un livre de 1000 pages, la vie y apparaitrait vers la page 185. Cette vie ne serait représentée que par des cellules simples pendant plus de 700 pages. Jusqu’à l’explosion d’espèces multicellulaires des pages 870 à 880. La sortie des eaux ne se raconterait qu’à la page 916… les dinosaures à la page 960… A la fin du livre, l’histoire entière d’Homo sapiens depuis son apparition jusqu’à aujourd’hui ne ferait l’objet que d’une poignée de lignes tout en bas de la toute dernière page. Sa présence sur Terre ne représente donc que 0,004% de sa très longue histoire. L’Homme n’existe pas depuis bien longtemps, mais il n’est pas pour autant plus évolué. Toutes les espèces sont au sommet de l’évolution et toutes sont parfaitement adaptées à leur environnement ». [2]

" Mais alors comment ont été maintenus les équilibres avant que nous n’arrivions ?! Comment ont fait les espèces pour se multiplier et, surtout, se diversifier ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu de moins en moins d’espèces, hormis lors des grandes extinctions ? Si les plus forts font disparaitre les plus faibles, à la fin il n’en reste presque plus, non ? Façon multinationales…"
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" Jamais on n’a vu, jamais on ne verra… un prédateur faire disparaitre ses proies. Le meilleur moyen pour éviter qu’un renard ou un blaireau n’investisse un nouveau territoire, c’est de laisser ceux qui y sont installés !"
[…]
" La faune et la flore ne sont que les indicateurs de la qualité des milieux. Les principaux « dérèglements » sont ceux provoqués par l’activité humaine : certaines espèces pâtissent des changements de modes d’exploitation agricole, du dérèglement climatique, de la déforestation, des pollutions… D’autres, opportunistes, en profitent. Ce sont par exemple les chasseurs eux-mêmes qui maintiennent un niveau de sangliers élevé pour leur propre plaisir. Ils contestent la présence, voire détruisent les prédateurs, puis se targuent d’être les seuls à pouvoir réguler leurs proies naturelles. Des pompiers pyromanes en quelque sorte."