Les Etats Unis, mais aussi l’Europe, craignent l’accès au nucléaire militaire de l’Iran. Des frappes étasuniennes sont venues compléter celle d’Israël. Certes, connaissant le régime de ce pays où l’on emprisonne, torture et tue pour un simple port de voile, pour une prise de position critique, pour la lutte pour un régime plus démocratique, l’arme nucléaire, ça fait peur. Mais ça fait peur aussi pour les autres pays qui la possèdent, dont la France. Démocratie ou pas – et laquelle ? – rien n’empêche, on l’a vu maintes fois par le passé, un dictateur venir au pouvoir, et menacer d’appuyer sur le bouton qui déclencherait la bombe nucléaire, laquelle serait vraisemblablement suivie d’autres par ricochet.
La guerre sans le nucléaire, c’est déjà assez sale et inhumain. Mais certains en veulent toujours plus. Et quid de ce nucléaire civil qui n’est jamais sans risques (Tchernobyl, Fukushima entre autres), mais peut se transformer en machine à tuer et à détruire la planète ?
L’ICAN [1] le rappelle, sous ce titre « 12048 euros par minute pour la Bombe française » dans son dernier bulletin (https://5o83.mj.am/nl3/ATMqlrX6ywfm...) :
« En 1945, il y a 80 ans, les États-Unis procèdent à leur toute première explosion nucléaire, le 16 juillet, dans le vaste désert d’Alamogordo, vidé manu militari de ses habitants. Point de départ de l’âge atomique.
En 2025, la probabilité d’une utilisation volontaire ou accidentelle des armes nucléaires atteint un niveau comparable, voire supérieur, aux périodes les plus tendues de l’histoire. Nous ne sommes qu’à " 89 secondes de minuit ", selon l’Horloge de l’apocalypse, une horloge dont les États nucléaires, et leurs alliés, ne font rien pour que ces secondes deviennent des heures. »
En effet, les Etats ont consacré encore plus d’argent pour des armes de destruction massive et l’on voit la fin de la réduction des arsenaux nucléaires.
On trouvera sur le site de l’ICAN des renseignements complémentaires, des propositions d’action, des précisions quant à "l’appel des villes", l’annonce de commémorations de la première explosion nucléaire du 2 juillet 1966 par l’association Moruroa e tatou.
Eska Hesse