Nucléaire : Quelques (mauvaises) nouvelles...

mercredi 16 juin 2010
par  K.S.
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Voici quelques extraits d’articles trouvés de ci de là, rien de rassurant, évidemment, à chacune et chacun de se faire son idée, de compléter son information et et de réagir en conséquence.

[( Banalisation des rejets radioactifs

Avec la loi Grenelle 2, les parlementaires ont voté un discret article aux conséquences extrêmement graves : désormais, les installations nucléaires seront dispensées d’enquête publique pour leurs augmentations de prélèvements d’eau et de rejets radioactifs et chimiques dans l’environnement !
Ainsi, l’usine de La Hague, principale source de pollution de l’Atlantique Nord, sera soumise à moins de contraintes pour augmenter ses rejets qu’une porcherie industrielle ! Moins de contraintes également pour le futur EPR, pour des centrales vieillissantes qui « cracheront » de plus en plus…
En facilitant l’octroi d’un « permis à polluer » sur mesure pour les installations nucléaires, cet article ouvre la voie à une banalisation accrue des pollutions nucléaires et à un dangereux recul de la démocratie : on ne s’embarrassera plus à consulter les citoyens !
Une pétition est en ligne sur :
http://groupes.sortirdunucleaire.or...
)]

[(L’Est Eclair vient de publier (le 26 mai 2010) dans un dossier sur le nucléaire plusieurs articles ; voici l’un d’entre eux dans sa totalité, et des extraits d’un autre :

« VIE LONGUE / Des déchets dangereux jusqu’à 100 000 an
La France distingue généralement ses déchets radioactifs selon cinq catégories en fonction de deux critères : leur niveau de radioactivité et leur durée de vie.
À Radonvilliers, sont stockés des déchets de très faible activité qui proviennent pour l’essentiel du démantèlement des installations nucléaires ou d’industries classiques. Les déchets de faible et de moyenne activité à vie courte se retrouvent à Soulaines avec un système de stockage en surface.

Les études menées à Bure portent sur le stockage des déchets à vie longue provenant du retraitement des combustibles usés de l’industrie électronucléaire. Des recherches menées pour des déchets à durée de vie longue contenant des éléments hautement radioactifs. Ces déchets dégagent de la chaleur et leur décroissance radioactive peut s’étendre sur plusieurs milliers, voire centaines de milliers, d’années. Il convient de rappeler que la période de certains éléments radioactifs - le temps nécessaire pour que leur radioactivité soit divisée par deux - peut en effet nous projeter dans un futur à peine perceptible.

Si la période du cobalt n’est que de 5,2 ans, elle atteint 30 ans pour le césium, 1 600 ans pour le radium, 24 110 ans pour le plutonium, 15.7 millions d’années pour l’iode, et… 4.4 milliards d’années pour l’uranium 238. »

(http://www.lest-eclair.fr/index.php...)

« Déchets nucléaires : Bure pour l’éternité

Bure, en limite de Champagne, accueillera-t-il les déchets hautement radioactifs à 490 m de profondeur ?
[…] Pourquoi un laboratoire enterré à cet endroit ? Parce que la France a besoin de stocker des déchets radioactifs de haute et de moyenne activité à vie longue. Autrement dit, les déchets provenant notamment des cin- quante-huit réacteurs nucléaires.
Dans l’attente d’un centre de stockage, ces déchets sont entreposés sur leur site de production. Les quantités attendues seraient de l’ordre de 5 000 tonnes à l’horizon 2030. Le choix de les enterrer dans des couches argileuses, stables et homogènes, entre Meuse et Haute-Marne, à 500 m de profondeur dans les argilites du Callovo-Oxfordien, semble progressivement s’imposer. Encore qu’à ce jour, aucune décision définitive n’ait été prise et, en premier lieu, l’éventuelle réversibilité d’un tel centre : doit-on stocker les déchets de manière définitive et fermer les galeries ad vitam eternam ? Ou bien faut-il prévoir la possibilité d’extraire les déchets pour diverses raisons : nouvelle découverte ou apparition d’un problème technique… »

(A lire dans son intégralité sur
http://www.lest-eclair.fr/index.php...))]

[(

« Couvrir la France de matières radioactives ? »

Extrait d’un article signé d’ Ivan du Roy, texte intégral reproduit en document pdf ci-dessous.

« Depuis 2002, le Code de la santé publique interdisait l’ajout ou l’utilisation de substances radioactives pour la fabrication de biens de consommation et de matériaux de construction. Toute acquisition et cession de sources radioactives étaient sévèrement encadrées. Ce n’est désormais plus le cas. Le 5 mai 2009, quatre ministères – celui de l’Ecologie, de la Santé, de l’Economie et du Logement – ont signé un arrêté interministériel qui permet de déroger à cette interdiction. Le texte est entré en vigueur malgré l’avis défavorable de l’Autorité de sûreté nucléaire.
Cela signifie que demain, si EDF veut se débarrasser de ses gravats faiblement radioactifs générés par le démantèlement de la centrale de Brennilis, en Bretagne (la première centrale nucléaire française à être démantelée), elle aura la possibilité de les céder ou les vendre à une cimenterie. Celle-ci transformera les gravats en matériaux de construction, qui serviront ensuite à bâtir des bureaux, des logements, des écoles ou des hôpitaux... Idem pour Areva. Si la multinationale ne sait que faire de fûts en métaux contaminés suite à un transport d’uranium, elle pourra les livrer à une fonderie qui le recyclera dans des produits de grande consommation : outils, véhicules, machines agricoles ou tuyaux (ce qu’avait déjà tenté de faire Areva en 2004 [1]). Seuls cinq catégories de produits restent exclues de toute dérogation : les aliments, les cosmétiques, les parures (bijoux), les jouets et les matériaux en contact avec les aliments et les eaux (les emballages par exemple). »

(Sur http://www.alterinfo.net/))]

SKS


Documents joints

Texte d'Ivan du Roy

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